Langage à part, poésie,
unissez la mort, la vie,
noces et enterrements,
je marche de long en large,
mon squelette sur le dos.
(Georges Libbrecht)
Publié par arbrealettres le 3 mai 2013
Langage à part, poésie,
unissez la mort, la vie,
noces et enterrements,
je marche de long en large,
mon squelette sur le dos.
(Georges Libbrecht)
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Publié par arbrealettres le 3 mai 2013

Comment croire au bois mort
Aux natures mortes
Ils font simplement le chemin
Leur paisible travail
De traverser
Je ne pense pas que l’habitude
Soit uniquement une répétition
C’est une façon rebelle de dire
Jamais assez
A ce qui passe et semble perdu
Je ne crois pas que nos visages
Finissent au-dessous
Du menton
Mes mains mon sexe mon dos
Et mes genoux savent
Rire et pleurer
(Werner Lambersy)
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Publié par arbrealettres le 10 avril 2013
Ses lèvres chaudes
Je reviens en pétales de temps répétés
Je reviens
L’infini sur le dos
Le tissage du soleil dans mon souffle
Ma joie est profonde
La mer se balade dans mon sein gauche
Déliant tout destin
Des paysages immenses se couchent
Sur ma langue
(Kerline Devise)
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Publié par arbrealettres le 24 mars 2013

MADRIGAL ÉCRIT EN HIVER
Au fond profond de la mer profonde,
dans la longue nuit aux rais de lumière,
ainsi qu’un cheval au galop
silencieux ton nom de silence.
Place-moi sur ton dos, ay, accueille-moi,
apparais-moi dans ton miroir, soudain,
sur la feuille solitaire, nocturne,
surgie de l’ombre, dans ton dos.
Fleur de la douce et totale lumière,
offre-moi ta bouche de baisers,
violente de séparations,
ta bouche fine et décidée.
C’est vrai, de loin en loin,
d’oubli en oubli résident avec moi
les rails, le cri de la pluie :
ce que la sombre nuit protège.
Accueille-moi dans la trame du soir,
quand l’aube de la nuit apprête
son habit et que palpite dans le ciel
une étoile pleine de vent.
Que ton absence me saisisse jusqu’au fond,
lourdement, et qu’elle m’aveugle,
que ton existence me traverse, tout comme si
mon coeur en devenait néant.
(Pablo Neruda)
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Publié par arbrealettres le 19 mars 2013
Parmi les choses
qui passaient près de nous
La parole s’attardait
et le chant
aimait rester un peu
Puis ils partaient
On les voyait de dos
devenir tout petits
Oubliant derrière eux
les silencieux bagages
de la bouche
(Werner Lambersy)
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Publié par arbrealettres le 16 février 2013

La tortue
On pourrait se demander
pourquoi donc elle ressemble
à un casque de chantier
Au commencement du monde
elle portait sur son dos
la Terre, le Ciel et les Eaux.
(Arthur Haulot)
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Publié par arbrealettres le 12 novembre 2012
Dos aux secondes,
l’immobile épie.
(Philippe Omsil)
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Publié par arbrealettres le 23 octobre 2012

J’ai ce matin, suivi des yeux Florence qui retournait au Moulin de Calavon.
Le sentier volait autour d’elle: un parterre de souris se chamaillant.
Le dos chaste et les longues jambes n’arrivaient pas à se rapetisser
dans mon regard.
La gorge de jujube s’attardait au bord de mes dents.
Jusqu’à ce que la verdure,
à un tournant,
me le dérobât,
je repassai,
m’émouvant à chaque note,
son admirable corps musicien,
inconnu du mien.
(René Char)
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Publié par arbrealettres le 8 octobre 2012
S’éloigner,
se courber fermement,
son aurore dans le dos,
aux lentes péripéties
d’une montagne aimée.
(René Char)
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Publié par arbrealettres le 20 septembre 2012
Je ne sais si tout est dieu.
Je ne sais si quelque chose est dieu.
Mais toute parole nomme dieu:
soulier, grève, coeur, autobus.
Et plus,
autobus incendié,
vieux soulier,
grève générale,
coeur près des ruines.
Et plus encore,
autobus sans homme,
soulier sans semelle,
grève générale des morts,
coeur dans les ruines de l’air.
Et plus encore,
autobus immobile pour dieux,
soulier pour aller dans les mots,
grève des morts en guenilles,
coeur au sang des ruines.
Et plus.
Mais n’importe.
J’ai fini de prier.
Je vais chercher maintenant le dos de dieu.
(Roberto Juarroz)
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