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Poésie

Articles Tagués ‘épi’

Les premiers épis (Micheline Boland)

Publié par arbrealettres le 27 mars 2013



 

épouvantail

Les premiers épis
ici et là des oiseaux
~ l’épouvantail veille

(Micheline Boland)

 

 

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Imagine un épi (Jean-Claude Izzo)

Publié par arbrealettres le 24 février 2013



 

Imagine
un épi
de silence.

(Jean-Claude Izzo)

Illustration

 

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Les mains de la source (Jean-Baptiste Besnard)

Publié par arbrealettres le 23 février 2013



Les mains de la source
Dénudent le sable
Et l’écume se détache de la cascade

Le sol respire
La terre s’estompe au tournant des orages
Quand l’aurore habille les épis

Dans cet horizon de silence
Se mêlent l’herbe et la forêt
Et les feuilles s’ébattent
Dans une profusion de sève

(Jean-Baptiste Besnard)

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Prologue (Esther Granek)

Publié par arbrealettres le 6 février 2013



 

Kandinsky

Prologue

De la pensée aux mots,
un monde.

Dès qu’ils viennent en gros,
la ronde.

De la phrase à la phrase,
la stance.

Des couplets qui s’embrasent,
la danse.

Du chagrin à l’oubli,
un antre.

Sous toute philosophie,
le ventre.

Des coulisses aux décors,
un voile.

Du trépas à la mort,
un râle.

De la graine à l’épi,
un germe.

Du néant à la vie,
le sperme.

Du mineur au ministre,
un rang.

Et du lord jusqu’au cuistre,
un temps.

Du génie au crétin,
un gène.

Du raté au malin,
la veine.

Du gendarme au voleur,
un rôle.

En tout un, son tricheur,
son drôle.

Du vice à la vertu,
un tour.

De la mode au rebut,
un jour.

De ta main à la mienne,
un choix.

De l’amour à la haine,
un pas.

De la phrase à la phrase,
la stance.

Des couplets qui s’embrasent,
la danse !

(Esther Granek)

Illustration: Kandinsky

 

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BESTIAIRE DU CHIEN A NE PAS METTRE DEHORS (Claude Roy)

Publié par arbrealettres le 20 janvier 2013



 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

BESTIAIRE DU CHIEN
A NE PAS METTRE DEHORS

A ne pas mettre un chien dehors
ni un cheval ni un oiseau
Un bel hiver par-dessus bord
de blanc de neige et de biseaux

Deux amants au creux de la nuit
à ne pas mettre un chien dehors
Au creux du chaud passé minuit
deux amants à l’abri du port

Aux amants meurtris de sommeil
avec infiniment de soin
l’hiver construit un soleil
un lit d’amour qui sent le foin

La neige a beau faire semblant
de croire à l’hiver pour toujours
tes cheveux blonds sur les draps blancs
sont moissons au long des longs jours

Ma sommeilleuse ma clarté
tes cheveux blonds mes épis d’or
se courbent aux vents dévastés
à ne pas mettre un chien dehors.

(Claude Roy)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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QUI M’ACHÈTE UNE ORANGE ? (José Gorostiza)

Publié par arbrealettres le 8 janvier 2013


 


 

coeur-orange

QUI M’ACHÈTE UNE ORANGE ?

Qui m’achète une orange
pour me consoler ?
Une orange mûre
en forme de coeur.

Le sel de la mer sur les lèvres
ah pauvre de moi !
le sel de la mer dans les veines
et que j’ai recueilli sur les lèvres.

Personne ne me donne les siennes
à embrasser.
Le tendre épi d’un baiser
je ne peux le faucher.

Personne ne demande mon sang
pour le boire.
Même moi, je ne sais s’il coule
ou s’il ne coule plus.

Comme se perdent les barques
ah pauvre de moi !
comme se perdent les nuages
et les barques, je me suis perdu.

Et puisque personne ne me le demande
je n’ai plus de coeur.
Qui m’achète une orange
pour me consoler ?

(José Gorostiza)

 

 

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POÈME-PRÉFACE (Hakushû Kitahara)

Publié par arbrealettres le 20 décembre 2012


 


luciole

 

POÈME-PRÉFACE
"OMOIDE" JOSHI

Le souvenir est-il d’une luciole au cou marqué de rouge
Comme en plein après-midi l’incertain tâtonnement,
Auréolée d’un cotonnement bleu
Lueur invisible et qui pourtant luit?

Ou plutôt indécises fleurs de céréales?
Chansonnette à glaner les épis?
Blanc duvet nuageux des pigeons que l’on plume
Au soleil dans la tiédeur d’un entrepôt de saké?

Et s’il était son timbre de flûtes,
Soirs où le crapaud coasse
Et le désir des potions d’autrefois vous tenaille,
Harmonica respirant au coeur de la pénombre.

Et s’il était senteur faste du velours,
Regard de la reine des cartes,
Fugitive impression de solitude
Sur le masque bouffon du pierrot.

Sans l’amertume des jours de débauche,
Sans même de la fièvre la radieuse douleur,
Mais tel un printemps sur sa fin si tendre
Souvenir ou de mon automne antique légende?

(Hakushû Kitahara)

 

 

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L’éclair est fugitif (Anonyme)

Publié par arbrealettres le 16 décembre 2012



Béatrice Camallonga  Orage-sur-la-riziere

L’éclair est fugitif
Qui illumine les épis
Des rizières d’automne.
Même pour un instant aussi court
Je ne saurais t’oublier.

(Anonyme)

Illustration: Béatrice Camallonga

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Le dieu de l’amour (Adonis)

Publié par arbrealettres le 12 décembre 2012


eros

le chemin la maison m’aiment
et m’aime dans la maison une jarre rouge
qui est aimée aussi de l’eau

et m’aiment le voisin
le champ l’air de battage le feu

et m’aiment les bras qui s’activent
joyeux et placides
et m’aiment les éclats arrachés
au poitrail exténué de mon frère
qui se cachent dans les épis moissonnés
comme s’ils étaient des rubis plus rouges
que le rouge du sang

le dieu de l’amour est né en même temps que moi
que sera donc l’amour lorsque je serai mort?

(Adonis)

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Les paroles du poème (André Frénaud)

Publié par arbrealettres le 18 novembre 2012



 

Il faudrait qu’elles fussent justes et ambiguës
jamais rencontrées, évidentes, reconnues,
sorties du ventre, retenues, sorties,
serrées comme des grains dans la bouche d’un rat,
serrées, ordonnées comme les grains dans l’épi,
secrètes comme est l’ordre
que font luire ensemble les arbres du paradis,
les paroles du poème.

(André Frénaud)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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