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Poésie

Articles Tagués ‘éternité’

L’alliance (Christian Viguié)

Publié par arbrealettres le 10 mai 2013



L’alliance

Le jeu des distances
de l’arbre à la chaise
du soleil couchant
à la gloire de l’ortie
tu l’éprouves et le recomposes
comme si l’alliance était
de surprendre
un peu d’éternité.

(Christian Viguié)


Illustration

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L’étrange éternité (Christian Viguié)

Publié par arbrealettres le 10 mai 2013



Quelquefois tu dis: l’étrange éternité
quand tu dures plus que le sceau
de la buée
sur la vitre.

(Christian Viguié)

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L’étrange éternité (Christian Viguié)

Publié par arbrealettres le 9 mai 2013



Quelquefois tu dis: l’étrange éternité
quand tu dures plus que le sceau
de la buée
sur la vitre.

(Christian Viguié)

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Insoumission (Christian Viguié)

Publié par arbrealettres le 9 mai 2013



Cette insoumission
tu la dois aussi
à la pierre légère d’un parfum
à une branche que tu casses
et qui retentit à peine
dans l’éternité surprise.

(Christian Viguié)


Illustration

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Femme (Savannah Savary)

Publié par arbrealettres le 7 mai 2013



Alexander Maranov (4) 

Femme

Femme du tréfonds des univers
femme coulée d’argile et d’or
femme cadeau de l’enfer
femme trophée de guerre
femme souveraine des hommes
femme entrailles d’abondance
au visage de ma mère
au visage de ma soeur
au visage de l’inconnue
le verdict entaché de larmes éternelles
lavant draps oreillers et matelas
de la matrice à la tombe
dis-moi pourquoi tes tripes logent
l’amertume le pardon le remords
l’acceptation la révolte la colère
sous les côtes de l’autre
le mâle endimanché
de son glaive de son poing
de son fusil de son discours
gouffre qui te fascine
en un souffle rauque
sous la dureté du ventre
douce femelle sans saison
ta renaissance viendra de l’obscurité
en éclats de lumière inespérée
car tes os poussiéreux
sont pureté de diamant
l’éternité sous des décombres.

(Savannah Savary)

Illustration: Alexander Maranov

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Chuchotements (Kettly Mars)

Publié par arbrealettres le 5 mai 2013



 

Francis Picabia -   (3)

Chuchotements

je n’ai rien à vous dire
voulez-vous m’aimer?

je n’ai rien à vous dire
et si on se faisait plaisir?
caresses au crépuscule
gémissements de brise
extases musquées
et si on s’aimait d’amours fulgurantes?

*

même les carreaux ont eu froid
sur le sol que martelaient nos pas
entre deux battements de sang
dorment des frissons

ce qui meurt
renaît à chaque instant
l’éternité est le silence
entre deux battements de vie

*

entre deux soleils
refaire tous les chemins
traverser tes pôles
en passant par ton milieu
m’enfouir dans ton extrême

je t’aperçois
entre deux battements de cils
étendard au vent
dans la poussière des piaffements
les hennissements de ton sang
je te fais de grands signes
le vent ramène nos histoires parallèles

(Kettly Mars)

Illustration: Francis Picabia

 

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Chanson, tu es ma vie (Juan Ramón Jiménez)

Publié par arbrealettres le 1 mai 2013


 


 

Chanson, tu es ma vie,
et tu vivras, tu vivras ;
les bouches qui te chanteront
chanteront l’éternité.

***

Canción, tú eres vida mía,
y vivirás, vivirás;
y las bocas que te canten
cantarán eternidad.

(Juan Ramón Jiménez)

 

 

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LE COURANT INFINI (Juan Ramón Jiménez)

Publié par arbrealettres le 29 avril 2013



 

LE COURANT INFINI

Je le recueille en moi, à mon heure,
entre les deux rives
de mon âme et de son image infinie ;
je le recueille en moi, pur,
comme si, en lui, le temps obscur et long des hommes
n’eût jamais été que claire éternité.

***

LA CORRIENTE INFINITA

En mí la cojo yo, desde mi hora,
entre las dos orillas
de mi alma y su imajen infinita;
en mí la cojo, pura,
como si, en ella, el largo tiempo oscuro de los hombres
no hubiera sido más que clara eternidad.

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Bill Viola

 

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Ah, que je sens la source (Juan Ramón Jiménez)

Publié par arbrealettres le 29 avril 2013



Elena Kalis  underwater_elena_kalis60.jpeg

Ah, que je sens la source,
là, en mon coeur obscur !
Ah, lorsque, comme en une
haute fusion d’étoile et de lis blanc,
s’élèvera mon jet pour rencontrer
— colonne inaltérable, fleuve debout —
le jet débordant de l’éternité !

***

iAy, cómo siento el manantial,
aquí, en mi corazón oscuro!
iAy, cuándo, como en una
fusión alta de estrella y de azucena,
ascenderá mi chorro hasta encontrar
—columna inalterable, río en pie—
el chorro derramado de lo eterno!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Elena Kalis

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Non, mes heures idéales ne tiennent pas (Juan Ramón Jiménez)

Publié par arbrealettres le 27 avril 2013



Moonlight installation.

Non, mes heures idéales
ne tiennent pas — non ! —
en mon jour matériel !

Non ! il ne m’est pas possible
de couper la rose de feu,
de la réduire aux limites
que fixe l’implacable horloge !

Si ma vie toute entière
n’est rien d’autre qu’une heure ;
et si seule l’éternité
pouvait être mon soir ou mon matin !

***

¡No, si no caben mis horas
ideales en las horas
de mi día material!

¡Si no es posible que corte
la rosa de fuego, hasta
dejarla justa en los límites
que le da el reló implacable!

¡Si mi vida enteras es
sólo una hora; y tan sólo
podría la eternidad
ser mi mañana o mi tarde!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Kristoffer Zetterstrand

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