Être, sous quelque forme que ce soit, qu’est-ce ?
Ma coquille à moi n’est pas insensible
(Walt Whitman)
Publié par arbrealettres le 20 mai 2013
Être, sous quelque forme que ce soit, qu’est-ce ?
Ma coquille à moi n’est pas insensible
(Walt Whitman)
Publié dans méditations | Tagué: (Walt Whitman), être, coquille, forme, insensible | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 mai 2013
Tu
Tu opposes ton cœur ardent
A ma froide raison
Ton cœur aventureux
A mes angoisses.
Tu es le feu dans la cheminée
Qui brûle de tous ses tisons.
Tu es le vent sur la plaine
Qui emporte tout
Jusqu’au pied de la colline
Où le soleil se pose
Sur de mûres moissons.
Tu convoites l’espace
Avec tout ce qu’il contient.
Tu es l’incarnation de l’Etre.
(Jean-Baptiste Besnard)
Publié dans poésie | Tagué: (Jean-Baptiste Besnard), angoisse, ardent, aventureux, être, brûler, cheminée, coeur, colline, convoiter, emporter, espace, froide, incarnation, moisson, opposer, plaine, raison, tison, tu, vent | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 16 mai 2013
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Georges Libbrecht), être, chose, intimité, poreuse | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 15 mai 2013
Ne serais-je pas un autre,
et ne m’a-t-il rien laissé,
celui que j’étais?
(Georges Libbrecht)
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Georges Libbrecht), autre, être, laisser | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 15 mai 2013
Le rêve de la nuit ne nous appartient pas,
Ce n’est pas notre bien. Il est à notre égard un ravisseur,
le plus déconcertant des ravisseurs :
il nous ravit notre être
(Gaston Bachelard)
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Gaston Bachelard), appartenir, égard, être, déconcertant, nuit, ravisseur, rêve | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 13 mai 2013
elle est partie ?
donc elle était là
donc elle est
(Alirezâ Rôshan)
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Alirezâ Rôshan), être, partir | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 11 mai 2013

Été: être pour quelques jours
le contemporain des roses;
respirer ce qui flotte autour
de leurs âmes écloses.
Faire de chacune qui se meurt
une confidente,
et survivre à cette soeur
en d’autres roses absente.
*
Seule, ô abondante fleur,
tu crées ton propre espace;
tu te mires dans une glace
d’odeur.
Ton parfum entoure comme d’autres pétales.
ton innombrable calice.
Je te retiens, tu t’étales -
prodigieuse actrice.
(Rainer Maria Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: (Rainer Maria Rilke), abondante, absente, actrice, âme, éclose, étaler, été, être, calice, confidente, contemporain, créer, espace, fleur, flotter, innombrable, parfum, pétale, prodigieuse, respirer, retenir, rose, se mirer, soeur, survivre | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 11 mai 2013

Ô mes amis, vous tous, je ne renie
aucun de vous; ni même ce passant
qui n’était de l’inconcevable vie
qu’un doux regard ouvert et hésitant.
Combien de fois un être, malgré lui,
arrête de son oeil ou de son geste
l’imperceptible fuite d’autrui,
en lui rendant un instant manifeste.
Les inconnus. Ils ont leur large part
à notre sort que chaque jour complète.
Précise bien, ô inconnue discrète,
mon coeur distrait, en levant ton regard.
(Rainer Maria Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: (Rainer Maria Rilke), ami, autrui, être, coeur, discrète, fuite, geste, hésitant, imperceptible, inconcevable, inconnue, lever, manifeste, oeil, ouvert, passant, préciser, regard, renier, vie | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 mai 2013
Un cygne avance sur l’eau
tout entouré de lui-même,
comme un glissant tableau;
ainsi à certains instants
un être que l’on aime
est tout un espace mouvant.
Il se rapproche, doublé,
comme un cygne qui nage,
sur notre âme troublée…
qui à cet être ajoute
la tremblante image
de bonheur et de doute.
(Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: (Rilke), aimer, être, bonheur, cygne, double, doute, glissant, mouvant, nage, se rapprocher, tremblante, trouble | 4 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 29 avril 2013
AH!
Instants qui abolissent
le lendemain ; qui s’achèvent
dans le présent ; quand nous sommes prêts
à tout, n’importe quoi,
ni avec quoi !
Comme se redresse
notre être ; que nous sommes grands,
alors ! Que nous sommes seuls !
…Et que nous avons peu besoin
de l’homme, et de dieu !
***
¡AY!
¡Instantes, en que el mañana
no vale nada; en que es hoy
el fin; y estamos dispuestos
a todo, no importa qué,
ni con qué!
¡Cómo se alza
nuestro ser; qué grandes somos,
entonces! Que solos somos !
… ¡Y qué poquísima falta
nos hace el hombre, ni el dios!
(Juan Ramón Jiménez)
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Juan Ramon Jimenez), abolir, être, besoin, Dieu, grand, instant, lendemain, présent, s'achever, se redresser, seul | Poster un commentaire »