ODE A LA PANTHERE NOIRE
[...]
Elle allait
comme le feu et, comme la fumée,
quand elle ferma ses yeux
elle fut invisible et insondable nuit.
(Pablo Neruda)
Publié par arbrealettres le 17 mai 2013
ODE A LA PANTHERE NOIRE
[...]
Elle allait
comme le feu et, comme la fumée,
quand elle ferma ses yeux
elle fut invisible et insondable nuit.
(Pablo Neruda)
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Publié par arbrealettres le 16 mai 2013
Entre la chose d’écrire
Et le Verbe, entends le rire
d’un invisible témoin
qui te retient par la main.
(Georges Libbrecht)
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Publié par arbrealettres le 15 mai 2013
Sors de l’ombre, et dis-moi
depuis combien d’années
tu mêles à mes pas
ton empreinte invisible,
ô mon double muet
traversé par mes mains.
C’est trop peu de sentir
ton souffle sur mon front
et dans l’air mutilé
d’écouter ta présence ;
trop peu de deviner
tes gestes incertains
à travers le cristal
du sommeil et des songes.
J’ai trop connu l’attente
et les paroles dures.
je ne crains ton regard
ni le rond de ta bouche
et veux te voir en face
à la clarté du coeur.
(Georges Libbrecht)
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Publié par arbrealettres le 11 mai 2013

Nous sommes les abeilles de l’Univers.
Nous butinons éperdument le miel du visible
pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible.
(Rainer Maria Rilke)
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Publié par arbrealettres le 10 mai 2013

Nul ne sait combien ce qu’il refuse,
l’Invisible, nous domine, quand
notre vie à l’invisible ruse
cède, invisiblement.
Lentement, au gré des attirances
notre centre se déplace pour
que le coeur s’y rende à son tour:
lui, enfin Grand-Maître des absences.
(Rilke)
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Publié par arbrealettres le 10 mai 2013

Nul ne sait, combien ce qu’il refuse,
l’Invisible, nous domine, quand
notre vie à l’invisible ruse
cède, invisiblement.
Lentement, au gré des attirances
notre centre se déplace pour
que le coeur s’y rende à son tour
lui, enfin Grand Maître des absences.
(Rainer Maria Rilke)
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Publié par arbrealettres le 7 mai 2013
Les traces, par définition, ne sont jamais visibles en tant que traces.
Elles ne sont visibles que si elles sont cherchées
comme des marques de ce qui n’est plus là.
[...]
Seule leur attente les découvre.
[...]
le visible ne suffit pas pour comprendre ce qui est vu
[...]
le visible ne s’interprète qu’en référant à l’invisible.
(Pascal Quignard)
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Publié par arbrealettres le 3 mai 2013
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Publié par arbrealettres le 29 avril 2013
Rien tout ? Et ce plaisir entier
d’aller sous terre, quand tout est accompli
comme un beau livre ?
Et ce délice plein
de s’être dépris de la vie,
Comme un fruit parfait de sa branche ?
Et cette seule joie
d’avoir laissé dans l’invisible
la réalité complète du désir,
comme un fleuve qui descend vers la mer,
sa sculpture pérenne ?
***
¿Nada todo? Pues ¿y este gusto entero
de entrar bajo la tierra, terminado
igual que un libro bello?
¿Y esta delicia plena
de haberse desprendido de la vida,
como un fruto perfecto de su rama?
¿Y esta alegría sola
de haber dejado en lo invisible
la realidad completa del anhelo,
como un río que pasa hacia la mar,
su perene escultura?
(Juan Ramón Jiménez)
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Publié par arbrealettres le 26 avril 2013
Je perçus des Funérailles, dans mon Cerveau,
Un Convoi allait et venait,
Il marchait – marchait sans fin – je crus
Que le Sens faisait irruption –
Puis quand tous furent assis,
Un Office, comme un Tambour –
Se mit à battre – on eût dit
Que mon esprit devenait gourd –
Puis j’entendis soulever une Caisse
Et de nouveau crisser dans mon Âme
Des pas, avec ces mêmes Bottes de Plomb,
Puis l’Espace – sonna le glas,
Comme si tous les Cieux étaient une Cloche,
Et l’Être, rien qu’une Oreille,
Et le Silence, et Moi, une Race étrange
Ici naufragée, solitaire –
Puis une Planche dans la Raison, céda,
Et je tombai, tombai encore –
Je heurtais un Monde, à chaque plongée,
Et Cessai de connaître – alors –
Combien obscurs les Hommes, les Pléiades,
Avant qu’un ciel soudain
Révèle qu’à jamais l’Un d’eux
Est soustrait à la vue –
Membres de l’Invisible, ils existent,
Sous nos yeux écarquillés,
Dans l’Immensité du Possible,
Insaisissables, comme l’Air –
Pourquoi ne pas Les avoir retenus ?
Les Cieux en souriant,
Frôlent nos Têtes désappointées,
Sans une syllabe –
(Emily Dickinson)
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