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Poésie

Articles Tagués ‘marée’

DERNIER COULOIR (Georges Libbrecht)

Publié par arbrealettres le 19 mai 2013


 


Ettore Aldo Del Vigo -   (29)

 

DERNIER COULOIR

Avant tout : joie de servir
et de chanter si tu l’aimes,
avant tout : le seul désir
d’être pareil à toi-même
aux plages de ton poème
et d’éterniser l’instant.
Etre, avant tout, du voyage,
ne pas marchander le temps,
s’acharner dans les cordages
contre marées, contre vents.
Avant tout, s’en dégager
même si le masque est d’or,
toujours visière levée,
les bras nus et sans épée,
en attendant de partir
avant tout : joie de servir.

(Georges Libbrecht)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Notre halètement (Guillevic)

Publié par arbrealettres le 26 avril 2013



Notre halètement
Est celui des marées.
C’est celui du soleil
Vers son plus grand éclat.
C’est celui de la nuit
Lorsque le jour menace.

(Guillevic)

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La mer au seuil de la chambre (Kettly Mars)

Publié par arbrealettres le 10 avril 2013



 Jean-Paul Avisse -

La mer au seuil de la chambre
abandonne algues et conques.
Il n’est barque qui n’accoste
aux marches d’une alcôve,
ni bateau qui ne livre ses gréement
au havre d’une épaule.
La mer dans la chambre,
son soleil dans une main,
mouille aux sables de quatre murs
À l’heure où se meurt l’écume
commence l’odyssée d’un lit,
toutes voiles déployées
sur nos marées intérieures.

(Kettly Mars)

Illustration: Jean-Paul Avisse

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La solitude (Renée-Lise Jonin)

Publié par arbrealettres le 7 avril 2013



 

La solitude

La solitude, c’est se retirer comme la marée. Se retirer en soi
pour un temps en sachant que la marée reviendra. C’est
l’océan qui m’enfante. Je bois un liquide amniotique à la
saveur salée.

Après que la marée se soit retirée, je cueille en moi les
coquillages, ceux qui laissent un petit trou dans le sable ridé.
Ridé comme ma main qui les cueille. Tous les coquillages se
font poèmes.

J’attends le retour de la marée qui déposera ses richesses dans
la profondeur de mon ventre.

(Renée-Lise Jonin)

Illustration: Catherine Besnard

 

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Plage du soir (Damien Gabriels)

Publié par arbrealettres le 27 mars 2013



 

patés de sableA

plage du soir -
un rang de pâtés de sable
attend la marée

(Damien Gabriels)

Illustration

 

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Sables mouvants (Jacques Prévert)

Publié par arbrealettres le 3 mars 2013



Sables mouvants

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

(Jacques Prévert)

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Le chant de la marée (Guillevic)

Publié par arbrealettres le 22 février 2013


marée basse

 

Le chant de la marée
Peut rendre présent
Le désir d’éternité.

(Guillevic)

 

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Il a plu cette nuit (Pierre Dhainaut)

Publié par arbrealettres le 22 février 2013



 

Daniel Siguier  4da59p10002622

Il a plu cette nuit,
c’est la première fois que je regarde,
jusqu’au silence qui résonne.

Sac, ressac, je ne juge pas,
l’instant demeure,
l’écume transparente.

Je m’interromps comme je parle,
en la marée,
chaque jour y a-t-il un jour de plus?

Le ciel n’est jamais vide, le sol nous porte,
on n’aperçoit aucun arbre,
on sait pourtant qu’ils sont proches.

Une marge, un rivage,
il n’y a de secret que le visible
épanoui…

(Pierre Dhainaut)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Daniel Siguier

 

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TERRE OU CIEL (Andrée Chedid)

Publié par arbrealettres le 11 février 2013



 

Hartig Kopp Delaney

TERRE OU CIEL

A la nuit des folles lunes,
Sur le fleuve sans bords je m’étais égaré,
Oubliant d’emporter jusqu’au nom de ma mère.
Serait-ce enfin l’approche d’un monde sans miroirs ?

Jamais mes doigts n’oseront toucher tant de beauté ensemble !

Le ciel est trop haut, trop cruelle la marée ;
C’est ici, c’est ici qu’il nous faut tout reprendre.
Mais aux mots de chaque jour nos langues se sont usées,
A trop vivre s’est perdue l’eau douce de notre regard.

Pourtant, qu’avons-nous de plus proche que l’oiseau ;
Nous, que l’on dit voués à la sourde poussière ?

(Andrée Chedid)

Illustration: Hartig Kopp Delaney

 

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Lente, repose l’onde laissée par la marée (Fernando Pessoa)

Publié par arbrealettres le 7 février 2013




Lente, repose l’onde laissée par la marée.
Alourdie s’abandonne. Tout est plus que tranquille.
On n’entend plus que ce qui vient des hommes
Lors croît la montée de la lune.
En cette heure, Lydia, ou Néaere, ou Chloé,
Chacune de vous m’est une étrangère, car je m’incline
Sur le seul vain secret
Que dit l’incertitude.
Je serre dans mes mains — est-ce un crâne, ou la clef
D’un superflu sépulcre ? — ma pauvre destinée.
Ignorant je l’abhorre
Sans coeur pour la sentir.

(Fernando Pessoa)

 

 

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