Articles Tagués ‘miauler’
Publié par arbrealettres le 30 mars 2013
J’ai rencontré mon âme
ou quelque chose comme ça
Dans la rue où elle mendie
j’ai fait semblant de ne pas voir
J’ai croisé mon coeur
ou quelque chose comme ça
Au premier rang d’un défilé
derrière les drapeaux noirs
Et j’ai filé comme si j’avais
à faire ailleurs
Alors en rentrant j’ai bu
le bol de lait du chat
Car quelque chose au fond
de moi
la solitude
ou quelque chose comme ça
miaulait pour qu’on l’adopte
(Werner Lambersy)
Illustration: Gilbert Garcin
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Publié par arbrealettres le 28 novembre 2012

Mon petit chat est noir,
Noir comme du charbon.
On le croit sale, eh non!
Il est né noir, tout noir
De la queue au menton.
Mais eût-il la noirceur
D’un méchant diablotin,
Rien ne vaut sa douceur
Quand il miaule, au matin,
Pour me lécher la main.
(Maurice Carême)
Illustration
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Publié par arbrealettres le 6 août 2012

Vers vagues
Le fébrile frisson des murmures d’amour
M’émeut ce soir les nerfs et vieillit ma mémoire.
La voix d’un violon sous la soie et la moire
Me miaule des mots d’inéluctable amour.
La verveine se pâme en les vases de jade :
Un fantôme de femme en l’alcôve circule.
Mais ma mémoire est morte avec le crépuscule,
Et j’ai perdu mon âme en les vases de jade.
Oh ! mol est mon amour, vague est le violon !
Un arôme d’horreur rôde en l’air délétère,
Et je rêve de rêve en l’ombre du mystère
Mais oh ! la volupté veule du violon !
(Stuart Merrill)
Illustration
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Publié par arbrealettres le 22 juillet 2012
Devant la statue, un chat blanc, un jaune,
- et le jaune, c’est une chatte!
- roulent, s’éboulent sur le gazon chaud,
se montrent les pattes, miaulent, se battent.
Le soleil étire doucement ton sourire,
ô mon doux Voltaire, ô bon faune.
- Devant ta statue, un chat blanc, un jaune, roulent,
se montrent les pattes.
Les arbres s’enfeuillent au chant des oiseaux.
Le bourgeon de mon coeur éclate!
- Et je vacille rien qu’à voir les diamants de l’arrosoir
envelopper l’herbe d’une bruine.
Un arc-en-ciel part de l’échine du philosophe,
et va trembler dans les branches d’un marronnier.
- Les arbres s’enfeuillent au chant des oiseaux.
Le bourgeon de mon coeur éclate!
(Paul Fort)
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Publié par arbrealettres le 17 juillet 2012
Ainsi, ce chemin de nuage,
Vous ne le prendrez point.
D’où j’ai vu me sourire au loin
Votre brillant mirage?
Le soir d’or sur les étangs bleus
D’une étrange savane,
Où pleut la fleur de frangipane,
N’éblouira vos yeux;
Ni les feux de la luciole
Dans cette épaisse nuit
Que tout à coup perce l’ennui
D’un tigre qui miaule.
(Paul-Jean Toulet)
Illustration: Henri Rousseau dit le douanier-rousseau
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Publié par arbrealettres le 19 décembre 2011

Quand le chat miaule, un son
cherche à exister seul
comme un chapiteau sans colonne.
(Marie-Claire Bancquart)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2011
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Publié par arbrealettres le 21 mars 2011
VILLE
La nuit se renverse comme une bouteille d’encre sur la page du jour.
La tache s’étale que n’arrête pas l’horizon
sur l’écriture des êtres et des choses.
Un rayon de lune glisse sur les tuiles.
Un toit miaule.
Les réverbères éclaboussent les trottoirs
où défilent les platanes, raides comme à la parade,
et qui longent une alternance de pavillons et de terrains vagues, pas encore bâtis.
La chaussée ne me renvoie que l’écho de mes pas, accompagné
par le souvenir des liens, sur de hauts talons.
J’irai jusqu’au bout de la ville,
jusqu’à cette aube de lait et de rosée
qui accrochera des chants d’oiseaux
sur les arbres du quai et les poutrelles du pont Eiffel.
(Jean-Baptiste Besnard)
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