Arbrealettres

Poésie

Articles Tagués ‘oiseaux’

Les oiseaux (Guillevic)

Publié par arbrealettres le 18 mai 2013


oiseaux

 

Les oiseaux
Se sont faits
Aux murs.

(Guillevic)

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , | Poster un commentaire »

Renouveau (Jean-Baptiste Besnard)

Publié par arbrealettres le 18 mai 2013



Renouveau

Mon cœur s’insurge
Devant un ciel blessé
Le froid engourdit le pays
La rivière se marbre de glace
L’herbe se brise comme du verre
Mais il arrive un moment
Où le sol secoue son corset de givre

Quand l’eau chante sur l’écho du matin
Que les fleurs se parlent entre elles
Que les arbres rient d’eux-mêmes
Que les cailloux crient sous les pieds des marcheurs
Et que la maison danse dans la lumière
Quand le soleil sort de sa torpeur
Que le sable tressaille sous la caresse de la mer
Et que les oiseaux jouent avec les nuages
Je communie avec le renouveau

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 4 Commentaires »

LES TRIANGLES (Pablo Neruda)

Publié par arbrealettres le 17 mai 2013



LES TRIANGLES

Trois triangles d’oiseaux ont traversé
le ciel sur l’énorme océan
allongé dans l’hiver comme une bête verte.
Tout n’est qu’inertie de mort, le silence,
le déploiement gris, la lourde clarté
de l’espace, la terre intermittente.

Au-dessus de tout est passé
un vol
et puis un autre vol
d’oiseaux noirs, de corps hivernaux,
triangles tremblants dont les ailes
battant à peine
transportent d’un endroit à l’autre
des côtes du Chili
le froid gris, les jours désolés.

Je suis ici tandis que le tremblotement
des oiseaux migrateurs glissant de ciel en ciel
me laisse plongé en moi et en ma matière
comme en un puits d’éternité
creusé par une spirale immobile.

Ils ont maintenant disparu :
plumes noirâtres de la mer,
métalliques oiseaux
de rocs et de falaises,
maintenant, à midi
me voici face au vide : c’est l’espace
de l’hiver déployé
et la mer a posé
sur son visage bleu
un masque d’amertume.

(Pablo Neruda)

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Commentaires »

Trop cher (Pierre Albert-Birot)

Publié par arbrealettres le 15 mai 2013



Des tas de petits oiseaux
Devant le restaurant du Jardin
Mais ils n’osent pas entrer
Ils ont peur
Que ce soit trop cher

(Pierre Albert-Birot)

Publié dans humour, poésie | Tagué: , , , , , , | 2 Commentaires »

La femme émiette un pain friable (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 4 mai 2013




…la femme
émiette un pain friable
au cercle des oiseaux bénis

(Jean Follain)

Illustration: Jean-Honoré Nicolas Fragonard

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , | Poster un commentaire »

La nuit n’est jamais noire (Marguerite Clerbout)

Publié par arbrealettres le 14 avril 2013



La nuit n’est jamais noire,
elle est l’éclosion
de tous les bleus perdus
au-dessus de l’ensommeillement des oiseaux

(Marguerite Clerbout)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , | Poster un commentaire »

Mais ces oiseaux (Vincent Muselli)

Publié par arbrealettres le 8 avril 2013



 

maureen-ida-farley  four-birds-flying-high-

Mais ces oiseaux qui volaient haut dans le soir,
En chantant malgré le vent et malgré l’ombre.
Disaient-ils point, ah, si fiers en ce décombre!
L’inexorable dureté de l’espoir.

La peur entrait dans la bête et dans la plante,
Les angoisses peuplaient l’air alentour, mais
Ces oiseaux, alors, chantèrent à jamais,
Ignorants de la lumière fléchissante.

Déjà le jour noircissait dans les roseaux,
Un deuil froid poignait les choses de la plaine,
Tout mourait, dans quel secret ! et cette peine
Était longue sur l’étang.
Mais ces oiseaux…

(Vincent Muselli)

Illustration: Maureen Ida Farley

 

http://fineartamerica.com/profiles/maureenidafarley.html

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Le silence dans une pierre (Pablo Neruda)

Publié par arbrealettres le 21 mars 2013



Le silence dans une pierre
se concentre,
les cercles s’y ferment,
le monde tremblant,
les guerres, les oiseaux et les maisons,
les villes, les trains, les forêts,
la vague répétant les questions de la mer,
le voyage successif de l’aurore
arrivent à la pierre, noix du ciel,
témoin prodigieux.

La pierre poussiéreuse du chemin
connaît Pierre et ceux qui Pont précédé,
elle connaît l’eau depuis sa naissance :
de la terre elle est la parole muette :
elle se tait car elle est l’héritière
du silence antérieur, de la mer immobile
et de la terre vide.

Ici la pierre a précédé le vent,
elle a précédé l’homme et précédé l’aurore :
son premier mouvement
a été la musique initiale du fleuve.

(Pablo Neruda)


Illustration

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Pervenche desséchée (J.J. Grandville)

Publié par arbrealettres le 16 mars 2013



Pervenche desséchée

Moi, je me suis éveillée sur la terre
par une belle matinée d’avril.
Un ruisseau faisait entendre son doux murmure à mes pieds;
des oiseaux chantaient sur ma tête;
la brise parfumée se jouait dans mes cheveux.
La terre m’a paru si belle dans sa nouvelle parure,
le ciel si bleu, le soleil si radieux,
que j’ai senti mes yeux s’humecter de larmes.

Sans attendre le lendemain, je suis partie.
La terre, en ce moment, m’aurait fait oublier le peuple des fleurs.
Mais aussi, peut-être, quel désenchantement le lendemain! …
J’ai voulu conserver mes illusions.

Quand je serai de retour,
je demanderai à la Fée de me laisser, chaque année,
passer une heure sur la terre,
pour me mirer au bord de l’eau,
voir le ciel et respirer la brise,
une heure rapide et fugitive,
l’heure du printemps.

(J.J. Grandville)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Mandragore (Armand Lanoux)

Publié par arbrealettres le 15 mars 2013



Mandragore

Mandragore naquit des larmes
d’un amant à l’orme pendu
d’un amoureux las des alarmes
d’un amour qui s’était perdu.

Alors la secrète racine
prit forme de femme et de fleur
et promit des amours faciles
sous la lanterne des voleurs.

Vint le jour où la Mandragore
trouvant un chevalier charmant
connut les fourmis qui dévorent
le cœur de ceux qui sont amants.

Bel ami de la Mandragore
ta fiancée est le malheur
et les oiseaux du mal picorent
ta bouche et le cœur de ton cœur.

Viens avec moi homme que j’aime
mange la pomme qui endort
je suis la mauvaise sirène
qui mène aux noces de la mort.

(Armand Lanoux)


Illustration

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 209 followers