une porte ouverte
défi et promesse
je peux rester
ou risquer l’aventure
c’est bien d’hésiter
j’ai le choix
j’attends
je ne balance pas
petit moment d’équilibre
et puis
je (me) décide
(Bernard Friot)
Publié par arbrealettres le 15 juin 2013
une porte ouverte
défi et promesse
je peux rester
ou risquer l’aventure
c’est bien d’hésiter
j’ai le choix
j’attends
je ne balance pas
petit moment d’équilibre
et puis
je (me) décide
(Bernard Friot)
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Publié par arbrealettres le 19 mai 2013
Je ne suis pas le portier,
je ne suis que le destin
et partout je vais, je viens
sans jamais me retrouver.
Quand je viens je tends la main ;
je pars ? J’agite un foulard.
Je ne suis pas le portier.
je suis l’homme du hasard.
Désert est le boulevard,
il est tard, il faut rentrer.
Tout ce qu’on dit est rêvé :
je ne suis pas le portier.
On est toujours d’un exil,
le plus grand est de soi-même,
porte ouverte sur le vif
voilà le mort qui s’amène,
et retrouve sa moitié.
Je ne suis pas le portier.
(Georges Libbrecht)
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Publié par arbrealettres le 18 mai 2013
Retouche à la varangue
ouverte et sans désir
paresse aux longs après-midi
le jardin fou mène grande vie
le soleil joue avec sa queue
(Daniel Boulanger)
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Publié par arbrealettres le 15 mai 2013

Il est dit: Frappez et l’on vous ouvrira.
J’ai longtemps frappé,
on ne m’a pas ouvert;
alors je suis rentré chez moi
en laissant ma porte grande ouverte.
(Henri-Frédéric Blanc)
Publié dans humour, méditations | Tagué: (Henri-Frédéric Blanc), frapper, ouvert, ouverte, porte | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 29 avril 2013
LUNE GRANDE
La porte est ouverte ;
le grillon chante.
Est-ce toi qui marches,
nue, dans la campagne ?
Comme une eau éternelle,
partout entre et sort.
Est-ce toi qui marches
nue, dans l’air ?
La sauge ne dort pas,
la fourmi est au travail.
Est-ce toi qui marches,
nue, dans la maison ?
***
LUNA GRANDE
La puerta está abierta;
el grillo, cantando.
¿Andas tú desnuda
por el campo?
Como un agua eterna,
por todo entra y sale.
¿Andas tú desnuda
por el aire?
La albahaca no duerme,
la hormiga trabaja.
¿Andas tú desnuda
por la casa?
(Juan Ramón Jiménez)
Publié dans poésie | Tagué: (Juan Ramon Jimenez), éternelle, campagne, chanter, dormir, fourmi, grande, grillon, lune, maison, marcher, nue, ouverte, porte, sauge, travail | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 28 avril 2013
Laissez les portes ouvertes,
cette nuit, s’il lui prend
l’envie, cette nuit, de venir,
car il est mort.
Que tout reste ouvert,
pour voir si nous ressemblons
à son corps ; voir si nous sommes
quelque chose de son âme,
livrés à l’espace tout entier ;
pour voir si le grand infini,
nous envahissant, nous rejette
hors de nous ; si nous mourons
un peu ici ; et si là, en lui,
nous vivons un peu.
Que reste ouverte
toute la maison, comme si
il était là, corps présent,
dans la nuit d’azur,
avec nous en guise de sang,
avec les étoiles pour fleurs !
***
Dejad las puertas abiertas,
esta noche, por si él
quiere, esta noche, venir,
que está muerto.
Abierto todo,
a ver si nos parecemos
a su cuerpo; a ver si somos
algo de su alma, estando
entregados al espacio;
a ver si el gran infinito
nos echa un poco, invadiéndonos,
de nosotros; si morimos
un poco aquí; y allí, en él,
vivimos un poco.
¡Abierta
toda la casa, lo mismo
que si estuviera de cuerpo
presente en la noche azul,
con nosotros como sangre,
con las estrellas por flores!
(Juan Ramón Jiménez)
Publié dans poésie | Tagué: (Juan Ramon Jimenez), azur, âme, étoile, envahir, envie, fleur, infini, maison, mort, mourir, ouverte, porte, rejeter, ressembler, sang, vivre | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 27 avril 2013
L’eau qui jaillit dans la verdeur première,
nudité de la terre, fraîche et douce,
appelle nos mains,
comme une femme neuve…
— De qui, cette eau est-elle
la résurrection ? Quelle nouvelle vie
en elle, triomphante, rejoint la mort ?
(Que ne puis-je être, un jour
de printemps vert, cette eau !)
…Et l’eau chante, rit et bondit,
elle danse, elle s’offre,
câline, exubérante, dure, ouverte ;
la terre profonde
— comme une femme neuve —,
non pour nous enterrer, aujourd’hui, non pas traître,
ni même maternelle ;
mais pour nous déterrer, loyale,
pour nous embrasser, libres,
appelle nos bras.
***
El choro de agua entre el verdor primero,
desnudez de la tierra, fresca y dulce,
llama a las manos,
como una mujer nueva…
—¿De quién, esta agua,
resurrección será? ¿Qué nueva vida
alcanza en ella, triunfal, la muerte?
(¡Quién fuera, un día
de primavera verde, agua!)
… Yel agua canta, ríe y salta,
baila y se ofrece,
mimosa, exuberante, dura, abierta;
la tierra honda
— como una mujer nueva —,
no para sepultarnos, hoy, no traidora,
ni maternal siquiera;
para desenterrarse, franca,
para abrazarnos, libres,
llama a los brazos.
(Juan Ramón Jiménez)
Publié dans poésie | Tagué: (Juan Ramon Jimenez), appeler, bondir, bras, caline, chanter, douce, eau, embrasser, enterrer, exubérante, fraîcheur, jaillir, libre, maternelle, mort, nudité, ouverte, profonde, résurrection, rire, s'offrir, traître, verdeur, vie | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 20 avril 2013
Rien! Une graine
la terre ouverte
la pluie qui rôde
(Jean Joubert)
Publié dans poésie | Tagué: (Jean Joubert), graine, ouverte, pluie, rôder, rien, terre | 6 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 5 avril 2013

Longtemps je lui ai demandé
D’attendre l’hiver avec moi.
Mais elle a dit: «Ici, c’est une tombe,
Comment peux-tu encore respirer?»
Je voulais lui donner un pigeon,
Le plus blanc de mon pigeonnier,
Mais l’oiseau s’est envolé de lui-même
Sur les traces de ma belle visiteuse.
Je l’ai suivi du regard, sans rien dire,
Je n’aimais vraiment que lui,
L’aurore apparaissait au ciel:
Porte ouverte vers son pays.
(Anna Akhmatova)
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Publié par arbrealettres le 24 mars 2013
ODE AU MAGNOLIA
[...]
Une fleur de magnolia
pure
ronde comme un cercle
de neige
monta jusqu’à ma fenêtre,
me réconciliant avec la beauté.
Entre ses feuilles lisses
- ocre et vert -
fermée,
elle était parfaite
comme un oeuf
céleste,
ouverte
elle était la pierre
de la lune,
Aphrodite embaumée,
planète de platine.
Ses grands pétales me rappelèrent
les draps
de la première lune
amoureuse,
et son pistil
érigé
était tour nuptiale
des abeilles.
Ô blancheur
entre
toutes les blancheurs,
fleur immaculée,
amour resplendissant,
odeur de neige blanche
et de citrons,
secrète secrétaire
de l’aurore,
coupole
des cygnes,
rayonnante apparition!
Comment
te chanter sans
toucher
ta
peau très pure,
t’aimer
seulement
aux pieds
de ta beauté,
et t’emporter
dormante
dans l’arbre de mon âme,
resplendissante, ouverte,
aveuglante,
sur la forêt obscure
des songes!
(Pablo Neruda)
Publié dans poésie | Tagué: (Pablo Neruda), abeilles, Aphrodite, apparition, arbre, aveuglante, âme, beauté, céleste, drap, fenêtre, fleur, lune, magnolia, neige, nuptiale, ocre, ode, oeuf, ouverte, parfaite, peau, pierre, pistil, pure, réconcilier, ronde, secrète, songe, vert | Poster un commentaire »