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Poésie

Articles Tagués ‘parapet’

Vacuité de l’abstrait (Georges Libbrecht)

Publié par arbrealettres le 19 mai 2013



Asit Kumar Patnaik 1968 - Indian painter -   (27)

 

Vacuité de l’abstrait
qui désintègre la forme
intellect agent secret
garde le reflet symbole
Elle était de la Balance,
moi je coulais au Verseau,
à chacun sa résonance
dans le contenu d’un mot.
Ne videz pas la parole,
tout est plein qui nous console,
mes chants seront de forêt,
d’anémones dans le vent
de mer et de parapets :
la forêt sera le chant.

(Georges Libbrecht)

Illustration: Asit Kumar Patnaik

 

 

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L’homme impassible (Pierre Reverdy)

Publié par arbrealettres le 7 juin 2012



Il se penche au bord du parapet
et tient sa tête, trop petite, par les oreilles.
L’arête du toit fait une parallèle à ses épaules
et la cheminée a l’air d’être son cou.
Les nuages font marcher la maison dans le jardin.
Au milieu des fils de fer et des branches, elle s’arrête;
on ne regarde plus en l’air.
Les toiles d’araignées se déchirent avec un bruit de soie,
quand on ouvre enfin la fenêtre, et lui, dont la tête n’a pas changé,
a perdu son beau royaume d’autrefois.

(Pierre Reverdy)

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L’EAU QUI PARLE (Georges Rodenbach)

Publié par arbrealettres le 25 janvier 2012



L’EAU QUI PARLE

Dites, avez-vous remarqué,
Vous les amants du Soir moroses,
Quand vous allez, le long du quai,
Pleurant l’exil des soleils roses,

Quand vous allez par les temps gris,
Vous les songeurs, les taciturnes,
Ouvrir un peu vos yeux aigris
A des paysages nocturnes,

Quand, accoudés aux parapets,
La brise, si peu qu’on la sente,
Vous rend du rêve et de la paix
Par sa douceur rafraîchissante,

Avez-vous vu, quand sur les ponts
Debout dans leur orgueil de pierre
Vous entendez à petits bonds
Chevaucher l’eau de la rivière,

Dites, avez-vous remarqué
Combien l’eau se plaint et frissonne
Et demande aux parois du quai
Pourquoi le granit l’emprisonne.

C’est vrai qu’avec des soins pieux
La nuit, comme au cou d’une amante,
Met ses bijoux silencieux
Sur cette eau qu’un regret tourmente,

Les beaux bijoux des astres d’or,
Mais ce luxe du ciel, qu’importe!
Et la rivière pleure encore
Parce qu’un sort fatal l’emporte,

Et qu’elle fuit à tout moment,
Contrainte et brisée en des marches
Promptes inexorablement,
Malgré l’effort des grandes arches !

Et toute seule dans son lit
L’eau semble amoureuse et s’étire
Sous la lune qui l’appâlit,
Et, comme une femme, elle attire.

Mais elle veut de fiers amants !
Elle a des paroles mouillées
Et chuchote, avec des serments,
Qu’ils s’en iront sous les feuillées.

Qu’ils s’en iront au bon soleil
Chercher au fond de la campagne
Un pacifique, un long sommeil
Qu’un rêve de fleurs accompagne !…

Et parfois des poètes doux
Que la voix de l’eau triste appelle,
Escaladent les garde-fous
Pour aller dormir avec elle.

Puisque personne n’a compris
Combien leur Ame est grande et fière,
Ils offriront leurs yeux flétris
Aux baisers froids de la Rivière !

(Georges Rodenbach)

Illustration: Gustave Caillebotte

 

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DE LA FONTE DES NEIGES – 66 (Tomas Tranströmer)

Publié par arbrealettres le 30 décembre 2011




DE LA FONTE DES NEIGES – 66

Eau qui croule qui croule fracas vieille hypnose.
Le torrent inonde le cimetière de voitures, rutile derrière les masques.
Je serre fort le parapet du pont.
Le pont: ce grand oiseau de fer qui plane sur la mort.

(Tomas Tranströmer)

Illustration: Gustave Caillebotte

 

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Le solitaire (Abû Bakr al-Balagî)

Publié par arbrealettres le 26 septembre 2011




Le solitaire

Qu’elle est farouche et sombre
l’âme rebelle du solitaire !
On dirait l’ombre perdue d’un corbeau
dans le soleil battant des causses.
Au ciel, le parapet bleu de sa maison.
Au sol, la dure rocaille
et l’aveugle regret de la mort.

(Abû Bakr al-Balagî)

 

 

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Retouche à l’instant (Daniel Boulanger)

Publié par arbrealettres le 11 juillet 2011


Notre-Dame Gargouille

éternellement penché
les serres sur le parapet
le monde sous ses ailes

(Daniel Boulanger)

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