Arbrealettres

Poésie

Articles Tagués ‘se perdre’

Ce qu’il y a on n’en sait rien (Jacques Ancet)

Publié par arbrealettres le 18 mai 2013



Ce qu’il y a on n’en sait rien
un soleil sans doute sur le point de
disparaître l’éblouissement
avant la nuit de ce qui se perd
toujours ou au contraire
l’éclat de ce qui vient la neige au matin
un silence plein de cris d’enfants
qu’on ne voit pas mais qu’on sent tout près
là comme un souffle entre deux instants

(Jacques Ancet)

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Sur le soupir de l’amie (Rainer Maria Rilke)

Publié par arbrealettres le 11 mai 2013



Sur le soupir de l’amie
toute la nuit se soulève,
une caresse brève
parcourt le ciel ébloui.

C’est comme si dans l’univers
une force élémentaire
redevenait la mère
de tout amour qui se perd.

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Andrzej Malinowski

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Une caresse brève parcourt le ciel ébloui (Rilke)

Publié par arbrealettres le 10 mai 2013



Sous le soupir de l’amie
toute la nuit se soulève,
une caresse brève
parcourt le ciel ébloui.

C’est comme si dans l’univers
une force élémentaire
redevenait la mère
de tout amour qui se perd.

(Rilke)


Illustration: Josephine Wall

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 2 Commentaires »

Locataire d’un regard (Tilemachos Chytiris)

Publié par arbrealettres le 17 avril 2013



Tu regardes une mer
Qui est sans fin
Locataire d’un regard
Qui va se perdre
D’ici peu

(Tilemachos Chytiris)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , | Poster un commentaire »

Haute Blessure (Zéno Bianu)

Publié par arbrealettres le 14 avril 2013



on n’a jamais dit la haute blessure

le besoin de pleurer jusqu’au sang
et la gorge prise
dans l’étau de lune

la plaie si douce
et les ténèbres renversées

on n’a jamais dit

tous les mots du monde
écorchant d’un coup les nerfs

et le chemin qui se perd
au plus noir d’aimer

(Zéno Bianu)

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Commentaires »

SEULS, LOINTAINS (Georges Themelis)

Publié par arbrealettres le 13 avril 2013



 

SEULS, LOINTAINS

Nous sommes restés seuls, complétement seuls,
Comme seuls restent les arbres
Comme seuls restent les arbres et les morts.

Seuls, lointains…

La fin vient tout doucement,
La fin, le danger dans l’amour.

L’un déserte les yeux de l’autre
Inversement l’âme du premier quitte cet autre
Se perd, et se cache dans le vague.

Ne restent que les ombres qui grandissent.

Nous partons petit à petit (tout doucement)…

On entend des ailes et des coups
Des gémissements.

On entend les grincements que font nos os.

(Georges Themelis)

Illustration: Edvard Munch

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Comme sur le bord d’un nuage je me rappelle tes paroles (Anna Akhmatova)

Publié par arbrealettres le 5 avril 2013



 

1

Comme sur le bord d’un nuage
Je me rappelle tes paroles.

Mais à cause de mes paroles
Tes nuits sont claires plus que tes jours;

Donc, repoussés loin de la terre,
Nous allions haut comme des astres.

Pas de désespoir, pas de honte,
Ni maintenant, ni plus tard, ni alors.

Mais vivant les yeux grands ouverts
Tu entends comme je t’appelle.

2

Les sons se perdent dans l’éther,
L’aube se déguise en ténèbres.
Dans un monde à jamais muet,
Rien que deux voix : ta voix, ma voix.
Au vent d’invisibles Ladoga,
À travers un bruit comme un carillon,
L’entretien de la nuit s’est transformé
En l’éclat léger d’arcs-en-ciel croisés.

3

J’ai toujours détesté
Qu’on ait pitié de moi.
Mais de ta pitié
Chaque goutte m’accompagne
Comme du soleil dans le corps.
Voilà pourquoi c’est partout l’aube.
Je vais, je fais des miracles.
Voilà pourquoi!

(Anna Akhmatova)

Illustration: Edvard Munch

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Commentaires »

ÉCRIS-MOI (Gilles Vigneault)

Publié par arbrealettres le 3 avril 2013



 

Nicolas Péché  Les_Pissenlits

ÉCRIS-MOI

Écris-moi
Écris-moi ce mot : Fenêtre…
Pour voir. Pour naître.
Le mot, tu vois,
C’est le mode d’emploi.

Quelqu’un l’ouvre
On découvre
Un ballon sur l’horizon
Qui peint arbres et maisons
C’est un peintre bedonnant
Généreux et négligent
Exigeant…
Du bout de ses doigts jaunis
Il tombe des pissenlits
Un peu partout sur les champs.

Écris le mot : Porte…
Et sors. Et n’emporte
Rien. Rien d’autre que le corps.

L’âme est déjà rendue loin
Elle est perdue dans les foins.

(Gilles Vigneault)

Illustration: Nicolas Péché

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

[SI CHAQUE JOUR...] (Pablo Neruda)

Publié par arbrealettres le 24 mars 2013



[SI CHAQUE JOUR...]

Si chaque jour
tombe dans chaque nuit
il existe un puits
où la clarté se trouve enclose.

Il faut s’asseoir sur la margelle
du puits de l’ombre
pour y pêcher avec patience
la lumière qui s’y perdit.

(Pablo Neruda)


Illustration

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Tout serait-il donc danser? (Werner Lambersy)

Publié par arbrealettres le 13 mars 2013



maître et l’eau

qu’apprend-elle
en se perdant avec les bulles?

tout
serait-il donc
danser?

(Werner Lambersy)

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , | Poster un commentaire »

 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 209 followers