Le temps s’est rétréci
Le temps s’est rétréci entre nous comme une prière.
J’ai crié soleil devant tes seins, soleil,
comme si j’avais vu
cette chose au nom de laquelle je reviens,
et que ce soir je veux appeler amour.
(Dana Amir)
Publié par arbrealettres le 18 mai 2013
Le temps s’est rétréci
Le temps s’est rétréci entre nous comme une prière.
J’ai crié soleil devant tes seins, soleil,
comme si j’avais vu
cette chose au nom de laquelle je reviens,
et que ce soir je veux appeler amour.
(Dana Amir)
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Dana Amir), amour, crier, nom, prière, rétréci, revenir, seins, soir, soleil, temps, voir | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 17 mai 2013
Tous les soirs
Dans mon sommeil
Je défie les lois de la gravité
Porté par les ailes du rêve.
(Khaled Youssef)
Publié dans poésie | Tagué: (Khaled Youssef), aile, défier, gravité, Loi, porte, rêve, soir, sommeil | 1 commentaire »
Publié par arbrealettres le 12 mai 2013
Femmes aux frontières
Le soir qui les grandit tombe sur leur destin
Héroïnes sans noms d’obscures épopées
Elles vont frêles leurs enfants enveloppés
Scandant leur marche aux coups de tirs lointains
De temps en temps parmi la violence intense
Jaillit d’un gosier jeune un chant sonore et clair
Dont vibre longuement l’atrocité de l’air
Et le refrain en choeur des poitrines s’élance
Elles rentrent ainsi sous les cieux assoupis
Et toutes par degrés sont bientôt confondues
Au vague demi-jour des pâles étendues
Sous leur double fardeau de misère alanguie
(Elvire Maurouard)
Publié dans poésie | Tagué: chant, rentrer, femme, frêle, refrain, pâle, soir, vague, jaillir, enfant, étendue, grandir, frontière, sonore, vibrer, destin, violence, obscur, misère, fardeau, épopée, scander, alanguie, atrocité, héroïne, (Elvire Maurouard), tir | 1 commentaire »
Publié par arbrealettres le 12 mai 2013
Nénuphar
J’ai toute ma vie, mais qui la dirait mienne
me priverait, car elle est infinie.
Le frisson d’eau, la teinte aérienne
sont à moi; c’est encor cela, ma vie.
Aucun désir ne m’ouvre: je suis pleine
jamais je ne me referme par refus, -
au rythme de mon âme quotidienne
je ne désire point -, je suis émue;
Par ce mouvement j’exerce mon empire
rendant réels les rêves du soir
les au-delà des miroirs…
(Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: âme, désir, rêve, ouvrir, vie, nénuphar, soir, miroir, infini, eau, désirer, rythme, au-delà, frisson, réel, (Rilke), exercer, empire, refermer, refus, émue, priver, teinte | 2 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 11 mai 2013
Ce soir mon coeur fait chanter
des anges qui se souviennent…
Une voix, presque mienne,
par trop de silence tentée,
monte et se décide
à ne plus revenir;
tendre et intrépide,
à quoi va-t-elle s’unir?
(Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: (Rilke), ange, chanter, coeur, intrépide, revenir, s'unir, se souvenir, silence, soir, tendre, tentée, voix | 2 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 10 mai 2013

Ce soir mon coeur fait chanter
des anges qui se souviennent…
Une voix, presque mienne,
par trop de silence tentée,
monte et se décide
ne plus revenir;
tendre et intrépide,
à quoi va-t-elle s’unir?
(Rainer Maria Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: (Rainer Maria Rilke), ange, chanter, coeur, intrépide, monter, revenir, s'unir, se décider, se souvenir, silence, soir, tendre, tentée, voix | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 mai 2013

Comme le vent du soir
sur les faux que les moissonneurs ont à l’épaule,
l’ange va doucement
sur le tranchant innocent des douleurs.
Il se tient des heures durant
aux côtés du cavalier ténébreux,
il va du même pas
que les sentiments sans nom.
Il se dresse comme une tour au bord de la mer
disposé à durer, infiniment ;
ce que tu sens, c’est Lui,
malléable au plus profond de l’inflexibilité,
afin que dans la roche de détresse
la druse étroite des larmes
où il n’y a plus d’eau depuis longtemps
se résolve en améthystes.
***
Wie der Abendwind
durch geschulterte Sensen der Schnitter
geht der Engel lind
durch die schuldlose Schneide der Leiden.
Hält sich stundenlang
zur Seite dem finsteren Reiter,
hat denselben Gang
wie die namenlosen Gefühle.
Steht als Turm am Meer,
zu dauern unendlich gesonnen;
was du fühlst ist Er,
im Innern der Härte geschmeidig,
daß im Notgestein
die gedrängte Druse der Tränen,
lange wasserrein,
sich entschlösse zu Amethysten.
(Rainer Maria Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: (Rainer Maria Rilke), améthyste, ange, détresse, douleur, druse, eau, faux, infiniment, larme, longtemps, lui, mer, moissonneur, se dresser, se résoudre, soir, tranchant, vent | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 5 mai 2013
Dans la filature des saisons
J’ai déposé la laine du soir
Et les anneaux des souvenirs
Accrochés à la dentelle du temps
S’entrelacent
Quand l’haleine du vent
Décoiffe la végétation endormie
Sur le ciré de ton corps
Se déposent les larmes de l’infante
Qui s’évaporent dans la brume crépusculaire
Et les pas du silence s’avancent
Dans le vestibule de la nuit se déployant
Timidement
(Maggy De Coster)
Publié dans poésie | Tagué: (Maggy De Coster), brume, déposer, dentelle, filature, haleine, laine, larmes, s'avancer, s'évaporer, s'entrelacer, saison, se déployer, silence, soir, souvenir, temps, vent | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 4 mai 2013
Sur un fond de pierre
l’animal sans voix
attend l’oeil ouvert sur le large
un bruit humain
emplit l’étendue âpre
la chaleur arrive
avec l’étoffe roide
la femme devant le couchant
va jouer avec la bête
tous deux transpirent
avec le monde végétal
à l’approche d’une nuit constellée.
(Jean Follain)
Publié dans poésie | Tagué: (Jean Follain), animal, approche, âpre, étendue, chaleur, constellée, couchant, femme, jouer, large, nuit, oeil, ouvert, soir, transpirer, végétal | Poster un commentaire »