L’un s’est enfui par le miroir
l’autre a filé par la fenêtre
seul le dernier, resté coincé
sous l’oreiller
m’a permis de l’entrevoir…
Pourquoi si vite disparaître
feux-follets amis d’un soir ?
(Andrée Hyvernaud)
Publié par arbrealettres le 16 juin 2013
L’un s’est enfui par le miroir
l’autre a filé par la fenêtre
seul le dernier, resté coincé
sous l’oreiller
m’a permis de l’entrevoir…
Pourquoi si vite disparaître
feux-follets amis d’un soir ?
(Andrée Hyvernaud)
Publié dans poésie | Tagué: (Andrée Hyvernaud), ami, coincé, disparaître, entrevoir, fenêtre, feux-follets, filer, miroir, oreiller, s'enfuir, soir, vite | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 15 juin 2013
La rivière de ce soir est lisse et calme,
Les fleurs du printemps s’épanouissent.
Le courant emporte la lune,
La marée ramène les étoiles.
(l’empereur Yang)
Publié dans poésie | Tagué: (l'empereur Yang), étoile, calme, courant, emporter, fleur, lisse, lune, marée, printemps, rivière, s'épanouir, soir | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 15 juin 2013
Dans un parfum de roses blanches
Elle est assise et songe ;
Et l’ombre est belle comme s’il s’y mirait un ange.
Le soir descend, le bosquet dort ;
Entre ses feuilles et ses branches,
Sur le paradis bleu s’ouvre un paradis d’or.
Sur le rivage expire un dernier flot lointain.
Une voix qui chantait, tout à l’heure, murmure.
Un murmure s’exhale en haleine, et s’éteint.
Dans le silence il tombe des pétales…..
(Charles Van Lerberghe)
Publié dans poésie | Tagué: (Charles Van Lerberghe), ange, assise, descendre, flot, haleine, parfum, pétale, rivage, rose, s'exhaler, se mirer, silence, soir, songer | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 15 juin 2013
Hiver
J’arriverai le soir dans une chambre chaude
-et toi
Tu y seras brûlante et douce.
(Guillevic)
Publié dans humour, poésie | Tagué: (Guillevic), brûlant, chaud, douce, hiver, soir | 2 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 14 juin 2013
Soir d’été
Le soleil brûlait l’ombre, et la terre altérée
Au crépuscule errant demandait un peu d’eau ;
Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau
Sur la montagne encor dorée.
Tandis que l’astre en feu descend et va s’asseoir
Au fond de sa rouge lumière,
Dans les arbres mouvants frissonne la prière,
Et dans les nids : " Bonsoir ! Bonsoir ! "
Pas une aile à l’azur ne demande à s’étendre,
Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis,
Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis
Le moucheron pourrait s’entendre.
(Marceline Desbordes-Valmore)
Publié dans poésie | Tagué: fleur, feu, terre, soleil, crépuscule, brûler, soir, montagne, azur, eau, enfant, prière, astre, verger, bonsoir, frissonner, s'entendre, fardeau, moucheron, s'éteindre, (Marceline Desbordes-Valmore), incliner, adouci | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 12 juin 2013
La montagne et le soir
m’ont dit une chose
que je ne sais plus
L’immense nuit
maintenant
est un seul parfum.
Est-il ou non,
ce rêve que j’oublie
quand revient l’aube?
Dans le désert
surgit l’aurore.
Quelqu’un le sait.
Sous la lune
cette ombre qui s’allonge,
unique.
Une lueur s’éteint.
Un empire, ou peut-être
une luciole?
Nouvelle lune.
Elle aussi la regarde
à l’autre porte.
Trille au lointain.
Le rossignol sait-il
qu’il te console?
La vieille main
traçant encore un vers
jusqu’à l’oubli.
(Jorge Luis Borges)
Publié dans poésie | Tagué: (Jorge-Luis Borges), aurore, désert, empire, immense, luciole, lueur, lune, montagne, nuit, ombre, oubli, parfum, rêve, rossignol, soir, trille | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 juin 2013
![Jules Bastien Lepage - (9) [1280x768]](http://arbrealettres.files.wordpress.com/2013/06/jules-bastien-lepage-9-1280x768.jpg?w=877&h=1056)
Le soir
Seule avec toi dans ce bocage sombre ?
Qu’y ferions-nous ? à peine on peut s’y voir.
Nous sommes bien ! Peux-tu désirer l’ombre ?
Pour se perdre des yeux c’est bien assez du soir !
Auprès de toi j’adore la lumière,
Et quand tes doux regards ne brillent plus sur moi,
Dès que la nuit a voilé ta chaumière,
Je me retrouve, en fermant ma paupière,
Seule avec toi.
Sûr d’être aimé, quel voeu te trouble encore ?
Si près du mien, que désire ton coeur ?
Sans me parler ta tristesse m’implore :
Ce qu’on voit dans tes yeux n’est donc pas le bonheur ?
Quel vague objet tourmente ton envie ?
N’as-tu pas mon serment dans ton sein renfermé ?
Qui te rendra ta douce paix ravie ?
Dis ! Quel bonheur peut manquer à ta vie,
Sûr d’être aimé ?
Ne parle pas ! Je ne veux pas entendre :
Je crains tes yeux, ton silence, ta voix.
N’augmente pas une frayeur si tendre ;
hélas ! Je ne sais plus m’enfuir comme autrefois,
Je sens mon âme à la tienne attachée,
J’entends battre ton coeur qui m’appelle tout bas :
Heureuse, triste, et sur ton sein penchée,
Ah ! Si tu veux m’y retenir cachée,
Ne parle pas !
(Marceline Desbordes-Valmore)
Publié dans poésie | Tagué: ombre, bonheur, sein, voir, envie, perdre, appeler, soir, battre, désirer, tristesse, silence, parler, entendre, paix, seule, troubler, chaumière, bocage, (Marceline Desbordes-Valmore), implorer, tourmenter | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 juin 2013

Les cloches du soir
Quand les cloches du soir, dans leur lente volée
Feront descendre l’heure au fond de la vallée,
Si tu n’as pas d’amis ni d’amours près de toi,
Pense à moi ! Pense à moi !
Car les cloches du soir avec leur voix sonore
A ton coeur solitaire iront parler encore,
Et l’air fera vibrer ces mots autour de toi :
Aime moi ! Aime moi !
Si les cloches du soir éveillent les alarmes,
Demande au temps ému qui passe entre nos larmes,
Le temps dira toujours qu’il n’a trouvé que toi
Près de moi !
Quand les cloches du soir, si tristes dans l’absence,
Tinteront sur mon coeur ivre de ta présence,
Ah ! c’est le chant du ciel qui sonnera pour toi !
Pour toi et pour moi !
Quand les cloches du soir, qui bourdonne et qui pleure,
Ira parler de mort au seuil de ta demeure,
Songe qu’il reste encore une âme près de toi :
Pense à moi ! pense à moi !
(Marceline Desbordes-Valmore)
Publié dans poésie | Tagué: (Marceline Desbordes-Valmore), absence, aimer, alarme, âme, bourdonner, cloche, demeure, descendre, heure, moi, mort, penser, pleurer, rester, seuil, soir, solitaire, sonore, toi, triste, trouver, vallée, vibrer | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 8 juin 2013
St-Emmanuel
Mon corps s’en est allé tout le jour
Dans le vent
Dans la pluie
Vers une maison noire
Et ce soir
Je ne sais plus où le vent l’a emporté
(Pierre Albert-Birot)
Publié dans poésie | Tagué: (Pierre Albert-Birot), aller, corps, emporter, jour, maison, pluie, soir, vent | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 7 juin 2013
Dors-tu ?
Et toi ! dors-tu quand la nuit est si belle,
Quand l’eau me cherche et me fuit comme toi ;
Quand je te donne un coeur longtemps rebelle ?
Dors-tu, ma vie ! ou rêves-tu de moi ?
Démêles-tu, dans ton âme confuse,
Les doux secrets qui brûlent entre nous ?
Ces longs secrets dont l’amour nous accuse,
Viens-tu les rompre en songe à mes genoux ?
As-tu livré ta voix tendre et hardie
Aux fraîches voix qui font trembler les fleurs ?
Non ! c’est du soir la vague mélodie ;
Ton souffle encor n’a pas séché mes pleurs !
Garde toujours ce douloureux empire
Sur notre amour qui cherche à nous trahir :
Mais garde aussi son mal dont je soupire ;
Son mal est doux, bien qu’il fasse mourir !
(Marceline Desbordes-Valmore)
Publié dans poésie | Tagué: (Marceline Desbordes-Valmore), amour, belle, chercher, dormir, douloureux, doux, eau, empire, fuir, garder, mélodie, mourir, nuit, rêver, rebelle, secret, soir, soupirer, trahir | Poster un commentaire »