Articles Tagués ‘terre’
Publié par arbrealettres le 25 mai 2013

Issue de l’océan qui roule, la foule, une goutte vers moi
doucement s’avança,
Qui murmurait, je t’aime et sous peu je mourrai,
J’ai fait un long voyage pour seulement te contempler,
te toucher,
Car je redoutais ensuite de te perdre.
A présent que nous nous sommes rencontrés et contemplés,
nous sommes saufs,
Retourne en paix à l’océan mon amour.
Moi aussi, j’appartiens à cet océan, mon amour,
nous ne sommes pas si séparés,
Vois la vaste rondeur, la cohésion de toutes choses,
combien parfaites !
Mais quant à moi, à toi, il nous faut être séparés
par la mer irrésistible,
Comme si une heure divisait nos routes
sans pouvoir éternellement les diviser ;
Ne sois pas impatient – un bref espace -
sache que pour toi que je chéris,
je salue l’air, l’océan et la terre,
Chaque jour au crépuscule, mon amour.
(Walt Whitman)
Illustration: Corrie White (extraordinaires images de gouttes’)
Publié dans poésie | Tagué: (Walt Whitman), air, amour, appartenir, chérir, contempler, crépuscule, diviser, foule, goutte, irrésistible, issue, mer, mourir, murmurer, océan, paix, perdre, redouter, retourner, rouler, s'avancer, saluer, terre, toucher | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 21 mai 2013

Il avait ressuscité l’homme. Il marchait à sa droite.
La parole de l’homme était trop haute et trop basse, avec de larges paliers de silence.
Alors il marcha à sa gauche. Et vit que la joue gauche de l’homme était couleur de terre.
Il se dit : il était temps. Encore un peu et la terre eût plaqué sur tout le corps sa teinte.
Il ne faut pas laisser le temps à la terre. Cet homme va toujours traîner un peu de mort sur lui…
(Guy Lévis Mano)
Illustration: Otto Dix
Publié dans poésie | Tagué: (Guy Lévis Mano), basse, corps, droite, gauche, homme, joue, marcher, mort, palier, parole, ressusciter, silence, teinte, temps, terre, traîner | 1 commentaire »
Publié par arbrealettres le 19 mai 2013

Franchissons la Grande Horizontale et brisons la carapace.
Ô grâce, guide le voyage démesuré dans le labial des roses.
Eclair de ne pas être, incendie le phosphore des fosses nasales et
fonds peines et joies en de fins alliages.
Grand salut, mes aïeux, pour ces dahlias blancs, vos zones de silence
et le sommeil léger de votre éternité.
Grand salut, Terre-matrice avec tes seins, les clochers, jusqu’au
langage élargissant toutes les âmes en un Seul Dieu.
Epoque délirante, entends les accords volcaniques
(Georges Libbrecht)
Illustration
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Georges Libbrecht), aïeux, accord, alliage, éclair, époque, briser, carapace, clocher, Dieu, entendre, franchir, grâce, horizontal, incendie, langage, phosphore, rose, salut, sein, silence, terre, volcanique, voyage, zone | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 19 mai 2013

Ce qui n’est pas dans la pierre
Ce qui n’est pas dans le mur de pierre et de terre,
Même pas dans les arbres,
Ce qui tremble toujours un peu,
Alors, c’est dans nous…
(Guillevic)
Publié dans poésie | Tagué: (Guillevic), arbre, dans, nous, pierre, terre, trembler | 17 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 18 mai 2013

Que ferais-je
Si j’étais pierre et terre?
Tu l’as été.
Tu le seras.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 18 mai 2013
Toujours les mêmes terres
A caresser toujours.
Jamais un corps nouveau
Pour t’essayer à lui.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 17 mai 2013
ODE A DES FLEURS JAUNES
Sur l’azur mouvant ses azurs,
la mer, et sur le ciel,
des fleurs jaunes.
Octobre vient.
Et malgré
l’importance de la mer développant
son mythe, sa mission, son levain,
il éclate
sur le sable d’or
d’une seule
plante jaune
et ses yeux
s’amarrent
la terre,
fuyant la vaste mer et ses palpitations.
Poussière nous sommes et serons.
Ni air, ni feu, ni eau
mais
terre,
seulement terre
nous serons
et peut-être
des fleurs jaunes.
(Pablo Neruda)
Illustration: John Gormsen
Publié dans poésie | Tagué: (Pablo Neruda), azur, éclater, ciel, feu, fleur, jaune, levain, mer, mouvant, ode, or, palpitation, s'amarrer, sable, terre | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 17 mai 2013
En toi la terre
Petite
rose,
rose menue,
parfois,
minuscule et nue,
on dirait
que tu tiens
dans une seule de mes mains,
que je vais t’y emprisonner
et à ma bouche te porter,
mais
soudain
mes pieds touchent tes pieds et ma bouche tes lèvres,
tu as grandi,
tes épaules s’élèvent comme deux collines
et voici que tes seins se promènent sur ma poitrine,
mon bras parvient à peine à entourer la mince ligne,
le croissant de nouvelle lune de ta taille :
dans l’amour tu t’es déchaînée comme l’eau de la mer :
je mesure à peine les yeux les plus vastes du ciel
et je me penche sur ta bouche pour embrasser la terre.
(Pablo Neruda)
Illustration: Anne-Marie Zilberman
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Publié par arbrealettres le 12 mai 2013
O saisons ô forêts ô déserts ô mers ô terres ô ciels
Quittez vos parures la folie est une légende certaine
***
O seasons o forests o deserts o seas o l ands o heavens
Abandon your finery madness is a certain legend
(Tahar Bekri)
Illustration: Podkowinski
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Publié par arbrealettres le 12 mai 2013
J’avais une terre au bout de ma peine
La mort l’a habitée
J’avais une coupe de mes chants pleine
L’étoile l’a renversée
J’avais une source au sein de la fontaine
La mer l’a ignorée
J’avais un soleil qui caressait la plaine
La nuit l’a dérobé
J’avais un fleuve pour lit pour ma reine
Le désert l’a ensorcelé
J’avais une oasis que je partageais avec la lune
L’ombre l’a brûlée
***
I had a land at the end of my sorrow
Death has inhabited it
I had a cup full of my songs
The star has overturned it
I had a spring at the heart of the fountain
The sea has ignored it
I had a sun which caressed the plain
The night has stolen it
I had a river as a bed for my queen
The desert has bewitched it
I had an oasis that I shared with the moon
The shade has burned it
(Tahar Bekri)
Illustration: Francine Van Hove
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Tahar Bekri), étoile, chant, coupe, dérober, désert, ensorceler, fontaine, ignorer, mer, mort, oasis, partager, peine, reine, soleil, terre | 2 Commentaires »