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Poésie

Archive for 2 mai 2015

J’ai vu la chute de l’ovule (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



J’ai vu la chute de l’ovule,
Le grain qui tombe,
Le départ vibrant et prophétique.
Quel calme, quelle innovation !
Tant de beauté coupe le souffle,
Tant de lumière dévaste les certitudes.

(Paol Keineg)

 

 

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La vraie vie (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



La vraie vie
ne s’explique pas autrement
que par la piqûre de l’abeille
le dénuement le tas de fagots.

(Paol Keineg)

Illustration: André Jolly

 

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VISION DE KEROUZAC’H (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



KEROUZAC'H

VISION DE KEROUZAC’H

Le soleil dépoitraillé
une mangeaille d’eau et de maïs
et puis à faire hurler les oiseaux
le massage des sapins
la flamboyance du vent.

(Paol Keineg)

Illustration

 

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ISEUT A OUESSANT (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



Ouessantjpg [800x600]

ISEUT A OUESSANT

Celle-ci qui trempe dans la glu des radiolaires
Trouve la force du foetus dans sa poche élastique
Pour joindre à la nage la carapace de l’archipel.
A chaque jour sa ration de pluie et de ténèbres.
Le chaos de la matière les craquements annulent
La peine qu’on se donne pour vivre et faire.
Ici l’ajonc la bruyère affleurent sans monotonie
Capables de fermeté et d’une usure ingénieuse.
Iseut en alerte brille de la surface de la mer.

(Paol Keineg)

Illustration

 

 

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KIMERC’H (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



église [800x600]

KIMERC’H

Dans la petite église
Où la Vierge sourit
Une femme laide pleure.
Le désir n’est pas simple.

Feu de la forge et feu des lavoirs
Où les laveuses aux joues rouges
Frappent avec haine de leur battoir
Les vêtements noirs qui fulminent.

(Paol Keineg)

Illustration

 

 

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DÉSERT DE L’ARIZONA (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



nuit désert [800x600]

DÉSERT DE L’ARIZONA

Nuit d’épines et de menthe
Des plantes en laine de couteau
Aux longs poils sous le ventre
Du froid de l’herbe des épines
L’aveu de la lune et des étoiles
On ne peut pas tout comprendre.

(Paol Keineg)

Illustration

 

 

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NOTRE-DAME DE RUMENGOL (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



Notre Dame

NOTRE-DAME DE RUMENGOL

Visage pauvre et véhément
A la conviction de pure nécessité.
On est fier de ses joues rondes
Et des mouvements de son ventre.
Indispensable impériale et rose
Elle se confond avec la cause et l’effet.
On objectera que tant et tant de foi
Ne conduit pas sur les chemins du réel :
A quoi bon lui jeter la pierre ?
Son sourire ne pèse pas plus lourd
Qu’un battement de coeur.

(Paol Keineg)

Illustration

 

 

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CROQUIS D’OLINDA (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



Olinda [800x600]

CROQUIS D’OLINDA

Entre mer et montagne
la ville établie dans les palmiers et le plaisir de durer.
Tout un commerce amoureux de choses vraies, malgré l’inconvenance de la misère.
Pluie ou soleil, les comités de manguiers délibèrent entourés du respect de tous.
Près du marché aux esclaves
j’ai froissé de l’index la lingerie fine de ton sourire.

(Paol Keineg)

 Illustration

 

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AUTRE (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



AUTRE

CAR tu vis en toutes les femmes
Et toutes les femmes c’est toi.
Et tout l’amour qui soit, c’est moi
Brûlant pour toi de mille flammes.

Ton sourire tendre ou moqueur,
Tes yeux, mon Styx ou mon Lignon,
Ton sein opulent ou mignon
Sont les seuls vainqueurs de mon coeur.

Et je mords à ta chevelure
Longue ou frisée, en haut, en bas,
Noire ou rouge et sur l’encolure
Et là ou là — et quels repas !

Et je bois à tes lèvres fines
Ou grosses, — à la Lèvre, toute !
Et quelles ivresses en route,
Diaboliques et divines !

Car toute la femme est en toi
Et ce moi que tu multiplies
T’aime en toute Elle et tu rallies
En toi seule tout l’amour : Moi !

(Paul Verlaine)

Illustration: Charles J. Dwyer

 

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L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2015



L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable

L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t’endormais-tu, le coude sur la table ?

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.

Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C’est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.

Midi sonne. J’ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L’espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre !

(Paul Verlaine)

Illustration

 

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