Arbrealettres

Poésie

Je déboutonne ton chemisier (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2015



Tu accroches
tes robes
un peu
partout
dans la chambre
de bonne
où tu loges
tes vingt ans

Moi je viens
mettre
mon nez
dedans
comme on ouvre
des huîtres
pour
respirer l’air
du grand
large
et de la marée

Sur un gaz de
fortune
tu as laissé
des lentilles
gonfler
sans pudeur
dans l’eau
comme
grossit un désir

Bouton
de nacre après
bouton
je déboutonne
ton
chemisier
vert pomme
et laitue tendre

Comme on ouvre
à la bourse
d’Anvers
les sachets pliés
pleins
de diamants bruts

(Werner Lambersy)


Illustration

2 Réponses to “Je déboutonne ton chemisier (Werner Lambersy)”

  1. Besnard Jean-Baptiste said

    Qui, surtout pour la première fois, n’a pas éprouve une forte émotion en ouvrant les boutons d’un corsage ? Je retrouve l’expression  » bouton de nacre » dans :

    J’ouvre tous les boutons de nacre du corsage
    Qui, en s’ouvrant, révèle un corps encore sage
    Mais qui se donne enfin, dans l’éclat de sa chair
    Alors que pointe un bout de sein du plus beau clair.

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