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Poésie

Archive for 11 juillet 2015

Pour un bref instant seulement (Nezahualcoyotl)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015




Précieuses comme des émeraudes,
Croissent tes fleurs,
O toi par qui vivent toutes choses.
Croissent les fleurs parfumées,
Et s’ouvrent comme des oiseaux de turquoise.
Pour un bref instant seulement,
Nous sommes à tes côtés, près de toi.

(Nezahualcoyotl)

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Non pas pour toujours ici (J.M.G. Le Clézio)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015




Non pas pour toujours ici sur la terre,
Mais seulement pour un bref instant.
Même les jades se brisent,
Même les ors se fendent,
Même les plumes du quetzal se cassent.
Non pas pour toujours ici sur la terre,
Mais seulement pour un bref instant.

(J.M.G. Le Clézio)

Illustration

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Si la mort, jamais ne venait (Nezahualcoyotl)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015




Je suis ivre, je pleure et me tourmente,
Je pense, et me parle, et me dis en moi-même :
Si la mort, jamais ne venait,
Et si j’étais sûr de ne jamais disparaître ?
Là où la mort n’existe pas ,
Là où elle est réduite à merci,
C’est là-bas que je m’en vais…

Si la mort, jamais ne venait,
Et si j’étais sûr de ne jamais disparaître ?

(Nezahualcoyotl)

 

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Les hommes dans la rue (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015



 

James Zwadlo  Pedestrians 5-  [1280x768]

Les hommes dans la rue, vue d’en haut par une fenêtre fermée,
tels qu’à l’écran d’un cinéma, marchant, gesticulant, aphones.
non pas silencieux, noirs, clairs ou gris; deux longs courants d’agitation humaine,
flanquant de chaque côté l’asphalte où se poursuit le croisement plus rapide des transports,
se frôlent, s’en roulent et se pénètrent sans se toucher, l’un à l’autre inutile,
comme si, chaque maison étant une planète, un astre obscur, pétrifié,
les habitants débarquaient dans la rue et poursuivaient
sans se connaître des buts distants et singuliers.

(Franz Hellens)

Illustration: James Zwadlo 

 

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Une étoile plus brillante (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015


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Intimité plus grande avec les astres
Et dans la nuit sondée plus profond
Dans la nuit rapprochée la terre
Débouche sur le soleil cette étoile agrandie

Au coeur de la nuit le jour
Nuit de la nuit connaît
Une étoile plus brillante

(Michel Deguy)

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De ce rectangle blanc (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015


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De ce rectangle blanc,
De cet immaculé
Faire je ne sais quoi
Qui portera le feu

(Jean Tortel)

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Eternité de tout (Henri-Frédéric Blanc)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015


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Le plus oublié de mes rêves est gravé
au coeur de la plus lointaine étoile.

(Henri-Frédéric Blanc)

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Ils ont emporté tout ce que j’avais en double (Isabelle Pinçon)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015


coupée

Ils ont emporté tout ce que j’avais en
double et je me suis retrouvée
sur le parking
avec le strict minimum: une seule
chaussure, une seule chaussette,
un seul
pied, une seule jambe, un seul
bras, une
seule oreille, un seul regard, une
seule
larme,
Avant de filer, ils ont crié: « T’as
encore de
la chance qu’on te laisse le
coeur! »
Alors j’ai eu l’idée de fouiller
dedans avec
la seule main qu’il me restait et
j’ai tout
retrouvé.

(Isabelle Pinçon)

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Rébecca (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015



 

Drazenka Kimpel  16 [1280x768] [1280x768]

Rébecca

Elle réalise en vérité les jeux inavoués que chaque femme rêve en son âme.
Celles qui n’ont plus d’amour, près des fontaines se consolent;
celles qui ne savent pas encore, près d’elle se devinent.
Celles qui s’échappent du brasier se reposent;
celles qui souffrent de l’immobilité se reprennent.

(Franz Hellens)

Illustration: Drazenka Kimpel

 

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Je vois chaque matin (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015



 

Evgeni Gordiets   10113 [1280x768]

Je vois chaque matin le couteau du soleil
Diviser l’âpre nuit qui pèse sur la ville
Les nuages tranchés s’écartent des montagnes

(Franz Hellens)

Illustration: Evgeni Gordiets

 

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