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Poésie

Archive for 12 juillet 2015

Dans la transparence de mon coeur (Hanazono)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015


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Dans la transparence de mon coeur s’en est allée la nuit
Tourné vers elle pourtant j’en oubliais la lune

(Hanazono)

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Je suis aveugle, et ne sais où aller (Charles d’Orléans)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015




Je suis aveugle, et ne sais où aller :
De mon bâton, pour ne pas m’écarter,
Je vais sondant mon chemin çà et là;
Quelle pitié que je sois forcé d’être
L’homme égaré qui ne sait où il va…

***

Aveugle suy, ne sçay ou aler doye :
De mon baston, affin que ne forvoye,
Je vois tastant mon chemin ça et la;
C’est grant pitié qu’il convient que je soye
L’omme esgaré qui ne scet ou il va.

(Charles d’Orléans)

 

 

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Etre le vent de l’âtre (Silvia Baron Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015




être le vent

de l’âtre

qui attise

et emporte

dans l’aile

le feu

(Silvia Baron Supervielle)

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Beauté, méfiez-vous de mes yeux (Charles d’Orléans)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015



 


Beauté, méfiez-vous de mes yeux,
Car ils viennent vous assaillir;
Et s’ils pouvaient vous conquérir,
Ils ne demanderaient pas mieux.

Dans l’univers, seule vous êtes
Le trésor d’agrément parfait,
Beauté : méfiez-vous de mes yeux,
Car ils viennent vous assaillir!

J’en ai connu, jeunes et vieux,
Que mourir indifférerait
Pourvu qu’ils vous aient fait céder;
Je vous préviens qu’ils sont pareils :
Beauté, méfiez-vous de mes yeux !

(Charles d’Orléans)

Illustration: Le Titien

 

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Le tunnel (Jacques Biolley)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015




Elle est laide et je l’aime.
Le train sort du tunnel.
Elle est belle et je suis laid.

(Jacques Biolley)

 

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Quand tu es dans mes bras (Mongaryas Quentin Ben)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015


enlaces

Quand tu es dans mes bras
Et que tu m’enivres des parfums
Du jardin fleuri de ton corps
Réceptacle vivant
Des cieux et des enfers
Mon coeur vrombit
Pivote se désintègre

Mon âme contemple
Dans tes yeux placides
Profondeurs nacrées
Aux mille arcs-en-ciel
Des appels envoûtants
Pour l’union des corps
Et mon cœur galope
Frémit se dilate

Prends mon amour
Les envols obligatoires
Des sens explosés
Où mon cœur tourbillonne

(Mongaryas Quentin Ben)

Illustration

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L’Etoile (Silvia Baron Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015




alors que
l’étoile
descend
lentement
le puits
comblé

(Silvia Baron Supervielle)

 

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REMEMBRANCE (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015



 

Otto Dix Painting 029 [1280x768]

REMEMBRANCE

PROJECTEURS balayez un monde de décombres

Les enfants de minuit retrouveront demain
et Renaud qui portait ses tripes en sa main
et le mari soldat mort vivant des complaintes

La foule tourne en rond dans le Jardin des Plaintes
mais te reconnaîtrai-je au milieu des rumeurs
de l’angoisse amoureuse et à quel cri du coeur

Il y a si longtemps que j’ai perdu mon ombre

(Paul Gilson)

Illustration: Otto Dix

 

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Combien je garde en mon coeur de malheur (Charles d’Orléans)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015



 

 


 

Je ne saurais dire combien
Je garde en mon coeur de malheur
Serré d’une vieille ceinture,
Puisque c’est le cours de nature.

(Charles d’Orléans)


Illustration

 

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Deux corps face à face (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015




Deux corps face à face
sont parfois racines
enlacées dans la nuit.

Deux corps face à face
sont parfois des couteaux,
et la nuit, étincelle.

Deux corps face à face
sont deux astres
qui chutent en un ciel vide.

Deux corps face à face
sont parfois deux vagues,
et la nuit est océan.

Deux corps face à face
sont parfois deux pierres,
et la nuit, un désert.

(Octavio Paz)

Illustration: Chakir Alla

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