Arbrealettres

Poésie

Archive for 14 juillet 2015

Souvent (Raymond Dumaret)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


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Souvent mon esprit va vers Elle,
Je la devine m’attirant,
Avec ses yeux bleus m’envoûtant.
Elle m’ensorcelle la belle.

(Raymond Dumaret)

Illustration: MALINOWSKI

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Je suis en quête (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015



Je suis en quête

J’écarte les vapeurs du matin
Pour étreindre des couleurs
Et entendre les accords
D’une musique inaudible.

Le feu s’évapore
Et la sève s’élève
Secoué par des doigts invisibles
Le diapason de la pluie
Scande le rythme de vivre.

J’entre par effraction
Dans ce lieu et connais
Des après-midi secrets
Faits de rires et de caresses
Où j’oublie tout car pour moi
S’est tu l’écho des jours anciens

Je vis hors de l’espace et du temps

Un soupçon de clarté
Se glisse dans la chambre
Et une pointe d’ombre
Se pose sur ton épaule
Je me blottis entre tes bras
Pour mettre mon coeur à l’abri

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Zhaoming Wu

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Tu t’approcheras des vanneaux (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


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Tu t’approcheras des vanneaux
sans qu’ils s’envolent,
tu es chez toi dans la durée.

(Pierre Dhainaut)

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Le silence est si profond (Jacques Ancet)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015




C’est comme le vent aussi
dans les grands marronniers, c’est
le balancement muet
et la mémoire du bleu.

Le corps plus léger soudain
flotte seul dans le courant
de l’air. Rien d’autre. Le cri
d’un oiseau blesse le jour.

Le silence est si profond
qu’on écoute l’invisible.

(Jacques Ancet)

Illustration: Vincent Van Gogh

Trouvé chez Lara

 

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Chanson du chiffonnier (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


La Jeune Fille Avec les Pâquerettes (1889) by Pierre-Auguste Renoir

le chiffonnier du faubourg
que personne n’écoute
fait le tour de la ville
avec son poney bleu

il sait seules permises
les chansons sans paroles
et pourtant il fredonne
une complainte étrangère

à son passage les seins
des femmes ignorantes
s’émeuvent doucement
blanches bêtes captives

(Jean-Claude Pirotte)

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Tout va sous terre et rentre dans le jeu (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


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Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!

(Paul Valéry)

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Il suffit quelquefois (Rolande Cielny)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


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Il suffit quelquefois
D’un mot-clé, d’un regard, d’un aveu chuchoté,
D’une main qui se tend, de doigts chauds qui se croisent
Et, pour toi seul brillante, une étoile s’allume,
Une flamme jaillit embrasant l’Univers…
Et tombent calcinés les barreaux de ta cage!

(Rolande Cielny)

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Comment tu t’appelles? (Alexandre Toursky)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


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Comment tu t’appelles?
Et j’étais sans nom.

Tu me reverras?
Et j’étais aveugle.

On parla d’argent
et de parapluie…

L’enseigne, au dehors,
répétait sans fin:

Hôtel de Venise
Hôtel de Venise

et des Etrangers.

(Alexandre Toursky)

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Et tout ce temps (Henri Deluy)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


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Et tout ce temps
Que tu passes
A être morte.

(Henri Deluy)

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Languir (Clément Marot)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


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Languir la fais
quand suis loin de ses yeux;
Mourir me fait
quand je la vois présente

(Clément Marot)

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