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Poésie

Archive for 25 juillet 2015

Qu’il est bon de rêver! (Bernard Bertrand)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015


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Quelques caresses
Sur tes cuisses effilées
Une main qui ouvre
Ton bouquet parfumé
Mes lèvres en ivresse
Sur tes lèvres mouillées
Ma langue qui découvre
Et fouille tes secrets
… Qu’il est bon de rêver!

(Bernard Bertrand)

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Temps (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015


Le Laboureur_Holgate

Le laboureur jette ses jurons
à la volée sur ses chevaux.
La terre retombe comme du sable
sur la brillante épaule du soc.

Tout le ciel tourne,
un ange te parle,
mais le temps n’est que toi-même.

Que tu t’avances d’un pas
et les futurs se prosternent.

(Jean Grosjean)

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Aubépines en fleur (Anne Tardy)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015


aubepine

Aubépines en fleur.
Plus je les respire
moins je les sens.

(Anne Tardy)

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J’allai de ciel en ciel (Christian Coin)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015


Malinowski_lettre

Je me suis aventuré…
Tout près de son regard
Accroché à ses longs cils
J’allai de ciel en ciel
Et de larme en nuage
Quand elle s’est endormie.

(Christian Coin)

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Les rues de Rome (Horace)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015


rome_rue_

… Un entrepreneur court,
comme s’il avait la fièvre,
avec ses mulets et ses portefaix;
une grue élève en l’air,
ici une pierre de taille,
là une énorme poutre;
un convoi funèbre se heurte à un lourd chariot;
un chien enragé détale par cette rue;
une truie couverte de boue
se précipite par cette autre…

(Vers 14 av. J.-C)

(Horace)

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Quelle doit être l’aurore (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



 

trembles

Quelle doit être l’aurore des trembles du Paradis,
si ceux de la terre, ce matin, tremblent si divinement?

(Franz Hellens)

Illustration

 

 

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C’est là (Jacques Ancet)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



 

Felix Mas -  (47) [1280x768]

C’est là.
Ça n’a pas d’images.

C’est un souffle dans les heures,
un instant comme arrêté,
on ne sait pas, presque rien.

Un vide sous les visages,
sous les gestes quelque chose
qui vacille : ombre ou mémoire.

Un silence qu’on écoute
avec toujours ce qui parle
sans un mot, ce qui se tait.

(Jacques Ancet)

Découvert chez Lara ici

Illlustration: Felix Mas

 

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Oiseaux et voix (Jacques Ancet)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



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Oiseaux et voix sans savoir
rivalisent avec la mer.
C’est comme si quelque chose
se laissait surprendre, oblique,
entre soleil et rumeurs :
un silence imperceptible,
un intervalle. On écoute :
murmures, bruits d’eau. C’est ça.
Une bouche et pas de mots.
Il fait un temps sans histoire.

(Jacques Ancet)

Découvert chez Lara ici

Illustration: ArbreaPhotos

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NE CROYEZ PAS (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



 

Edson Campos  (33)

NE CROYEZ PAS

Ne croyez pas que la colère
Est laide lorsque vos yeux bleus
Comme la mer soudain s’altèrent
Ou scintillent de mille feux.

J’aime en vous ce qui chante ou gronde,
J’aime vos yeux bouleversés,
Et j’aime la douceur profonde
De votre âme aux flots apaisés.

Tout ce qui fait votre nature,
Tourmente, langueur, volupté,
C’est la quotidienne pâture
Dont se nourrit ma pauvreté.

(Franz Hellens)

Illustration: Edson Campos

 

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Tu viens et le jour s’arrête (Jacques Ancet)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



 

Eugène Grasset _CU01 [1280x768]

Tu viens et le jour s’arrête.
L’espace d’un battement
de cils, c’est là. Comme si
au verdict de chaque instant
répondait un signe invisible.
Ou qu’il suffisait d’un mot
pour que tout ne soit qu’un seul
éclat, la chambre, le monde,
le vide de nos images
Le soleil revient de loin.

Et même si nous tombons
si le temps nous défait
c’est un signe, moins parfois,
un mot mal articulé.
C’est toi, de loin, qui arrives
du soleil. Il y a des mouettes,
leurs cris. Je compte les pas
qui nous séparent. Je vois
ce qui ne sera plus. C’est
Là. L’imperceptible brûle.

(Jacques Ancet)

Illustration: Eugène Grasset

 

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