Arbrealettres

Poésie

Archive for 2 août 2015

La Douceur des choses (Bernard Mazo)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015


douceurs

Si je chante la douceur des choses
si je dis la douleur des jours
c’est uniquement pour ne pas trébucher
pour ne pas mourir …

(Bernard Mazo)

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NOTE UNIQUE (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



 

NOTE UNIQUE

Le monde est à ses rêves
Au plus serré des doigts
C’est le mur qui sans trêve
L’isole à jamais de toi

Il n’est rien que des songes
Le tien est de croire prendre
Quand tout te fuit par le sien
Quand le tien même te fuit

Les arbres et leurs sèves
Sont à d’autres forces
Plus dure que leur rêve
Il n’est pas d’écorce

Tu les poursuis en vain
Ils poursuivent leur rêve
Tu cours tu n’atteins rien
Tu es le mauvais élève

Passe comme le vent
Passe comme la vie
A peine soulevant
Le poids d’une chenille.

(Max-Pol Fouchet)

Illustration: Martin Schoeller

 

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Écoute (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



(c) Paintings Collection; Supplied by The Public Catalogue Foundation

Écoute
Écoute au loin
Le bruit d’une roue
La rouille du bois
Le jeu du fer
L’essieu.

(Max-Pol Fouchet)

Illustration: John Constable

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Je parle c’est pour caresser le silence (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



Automne de l'arbre aux coeurs

 

Je vais donc parler

Malgré l’apparence
Je ne parle pas pour toi

Tu es pour moi seule
Mais je ne te parle pas

Je parle c’est
Pour caresser le silence

(Max-Pol Fouchet)

Illustration

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Poésie, fille-mère du silence (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015


museendormie

Poésie, fille-mère du silence,
son âme soeur et son chant d’amour
dans la toute-clémence du néant

(Michel Camus)

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Pour que demeure le secret (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



 

Pour que demeure le secret
Nous tairons jusqu’au silence
Nul oiseau n’est coupable
Du tumulte de nos coeurs
La nuit n’est responsable
De nos jours au fil de mort
Il n’est que grande innocence
Et des colonnes en marche
Mais les plaines soulignent
Notre solitude de leur blé.

(Max-Pol Fouchet)

Illustration: ArbreaPhotos

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Assis sur la colline (Langston Hughes)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



 

JoeurDeTambour

Assis sur la colline
Il bat son tambour
Pour les puissants esprits de la terre
Qui ne viennent jamais.

Assis sur la colline
Le regard vers la mer
Vers une terre de mirage
Qui ne sera jamais.

(Langston Hughes)

 

 

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FRAGMENTS DE BLEU (Robert Frost)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



FRAGMENTS DE BLEU

Pourquoi faire tant de cas des fragments de bleu
Qu’on trouve çà et là dans des yeux, une fleur,
Une pierre, un oiseau ou quelque papillon,
Quand le ciel nous fournit de l’azur à foison ?

Comme la terre est terre et non point ciel (encore), —
Selon certains pourtant la terre inclut son ciel —
Comme ce bleu si loin de nous est hors d’atteinte,
Notre fringale de bleu s’en trouve aiguisée.

(Robert Frost)

 

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POUR UNE FOIS QUELQUE CHOSE (Robert Frost)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



POUR UNE FOIS QUELQUE CHOSE

Certains me raillent : chaque fois que je regarde
Au fond d’un puits, je suis toujours à contre-jour
Et ne vois pas plus loin dedans que la surface,
Qui me renvoie une image resplendissante
De moi-même en jeune dieu sur un ciel d’été,
Nimbé de fougères et de nuages blancs.
Un jour pourtant, le menton sur une margelle,
J’ai aperçu, je crois, au-delà de l’image,
A travers l’image, quelque chose de blanc
Et de vague, venu des grandes profondeurs —
Et puis j’ai soudain perdu de vue cette chose.
De l’eau rageusement vint brouiller l’eau trop claire.
Une goutte tomba d’une fougère — et pfutt
Une ride agita ce qui était au fond,
Le brouilla, l’effaça. Qu’était cette blancheur ?
Vérité ou quartz ? Pour une fois quelque chose.

***

Others taunt me with having knelt at well-curbs
Always wrong to the light, so never seeing
Deeper down in the well than where the water
Gives me back in a shining surface picture
Me myself in the summer heaven godlike
Looking out of a wreath of fern and cloud puffs.
Once, when trying with chin against a well-curb,
I discerned, as I thought, beyond the picture,
Through the picture, a something white, uncertain,
Something more of the depths—and then I lost it.
Water came to rebuke the too clear water.
One drop fell from a fern, and lo, a ripple
Shook whatever it was lay there at bottom,
Blurred it, blotted it out. What was that whiteness?
Truth? A pebble of quartz? For once, then, something.

(Robert Frost)

 

 

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Les veines d’une vierge (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015


titien_venus_anadyomene

Des maux secrets comme des hauts-fonds
Nous guérissons sans les connaître
Parfois au verso des paupières
Dans les plis de l’aveuglement
Les veines d’une vierge prévalent

(Michel Deguy)

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