Arbrealettres

Poésie

Archive for 17 août 2015

L’hiver (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015



L’hiver

Sous un ciel de refus
Entre les vains appels des branches
Et les silences de l’oiseau

Plus nue que l’absence
Plus pâle que l’attente

L’hiver compte ses heures
La gorge transpercée
Par le seul cri du vent.

(Andrée Chedid)

 

 

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Cet hivernage de la pensée (René Char)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015



Cet hivernage de la pensée
occupée d’un seul être
que l’absence s’efforce de placer à mi-longueur
du factice et du surnaturel.

(René Char)

Illustration: Gennadiy Ulybin

 

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J’ai souri A l’araignée (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015



J’ai souri
A l’araignée,

Ca ne lui a rien dit
Probablement.

(Guillevic)

Illustration

 

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Carnac (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015



Carnac

Quand le géant noir
Qui dort parmi les fossiles du fond des mers
Se lève et regarde,

Les astres au creux du ciel ont froid
Et viennent se chauffer coude à coude.

Les yeux morts de cent mille morts
Tombent dans les rivières
Et flottent.

(Guillevic)

 

 

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Vieux murs froissés (Yves Broussard)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015



 

Vieux murs froissés
jamais repeints

j’ai grandi à vos pieds
ramassant des cailloux
que je gardais
longtemps serrés
dans mes mains

les protégeant
les réchauffant

leur attribuant une élémentaire vie

(Yves Broussard)

 

 

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Femme (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015



Femme

Ton regard était une route blanche
Qui toucha mon front.
Puis je me détachai
D’elle, comme on délaisse les vrais chemins trop beaux
Tendus au fond des heures et de la forêt.

Ta voix venait de l’ombre la plus charnelle,
Ton regard:
La plus grave des ombres autour du sang.

Parler t’ouvrait plus loin que l’amour
Plus loin qu’un fruit dévoré.
Ton regard était par delà
Plaisir
Ou pensée.
Même on sentait glisser et fuir et reculer
Tes souvenirs,
Reculer ton destin.
Chaque mot de lumière m’arrachait à une halte
Pour m’engloutir.

Ta voix venait ainsi,
Ton regard,
Me dénuder jusqu’à la douleur.

Il faut finir ce jour sans rien à finir.
J’ai choisi le silence.
Mes matelots sourds ont ramé,
Mes matelots aveugles,
Sans le savoir, au rythme de ta voix.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

 

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Tu seras de soleil (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015



 

Tu seras de soleil.
Tu seras les milliers de regards
Humides au visage halluciné du cercle.
Mais voir
Il n’y a rien à voir.

Noeud de serpents, belle étoile marine
Tu rejailliras aux sources de ton coeur
Humblement.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

 

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Pour tromper l’attente éternelle (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015




… pour tromper l’attente éternelle
elle chante seule
le chant nuptial
qui vit dans sa rose poitrine

(Jean Follain)

Illustration: Pascal Renoux

 

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Sur une place sans arbres (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015




sur une place sans arbres
fouettant par devoir
sa toupie de buis
un enfant reste bien réel
sans temps morts.

(Jean Follain)

Illustration

 

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AFFRONTER L’ANIMAL (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2015




AFFRONTER L’ANIMAL

N’est pas toujours facile
d’affronter l’animal
même s’il vous regarde sans trouble ni haine
il le fait fixement
et semble dédaigner
le fin secret qu’il porte
paraît mieux sentir
l’évidence du monde
celle qui jours et nuits
taraude et blesse à l’âme
dans le bruit, le silence.

(Jean Follain)

 

 

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