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Poésie

Archive for 7 septembre 2015

Poètes à venir (Walt Whitman)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



Carrie Lingscheit  (20)

Poètes à venir

Poètes à venir ! orateurs, chanteurs, musiciens à venir !
Ce n’est pas aujourd’hui à me justifier et répondre qui je suis,
Mais vous, une nouvelle génération, pure, puissante, continentale, plus grande qu’on ait jamais vu,
Levez-vous ! Car vous devez me justifier.
Moi je n’écris qu’un ou deux mots indicatifs pour l’avenir ;
Moi, j’avance un instant et seulement pour tourner et courir arrière dans les ténèbres.
Je suis un homme qui flânant le long, sans bien s’arrêter, tourne par hasard un regard vers vous et puis se détourne.
Vous laissant le soin de l’examiner et de le définir,
En attendant de vous le principal.

(Walt Whitman)

Illustration: Carrie Lingscheit

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Tu as pris dans ta main (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



 

Nik Helbig 11

Tu as pris dans ta main pour les froisser
tous les visages de ma vie.

A eux tous je préfère déjà
tes incroyables doigts
cette étoile plénière d’une chair magistrale
au firmament de mon regard.

O ta main
première île de l’archipel de ton corps
O ton corps

qui m’embrase la tête
avant que tout entier j’en brûle.

Après tant de liens de cendres
enfin le feu.

(Alain Borne)

Illustration: Nik Helbig

 

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Juillet te marque (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



 

guêpe

Juillet te marque ô mes avrils
Déjà ce mois de grandes guêpes
et de fruits aux lèvres mangées.

(Alain Borne)

Illustration

 

 

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Trouver enfin des yeux (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



 

Trouver enfin des yeux
que seul je puisse emplir

(Alain Borne)

 

 

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Si je savais ce qu’est l’amour (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



 

Felix Mas -  (24)

Si je savais ce qu’est l’amour
je me tairais longuement

(Alain Borne)

Illustration: Felix Mas

 

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Ont-ils tort (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



Zdzislaw Beksinski 2004 [1280x768]

Ont-ils tort
ceux qui parlent de l’amour
comme d’une menue poussière
qui vole et qui se cache
et dont on peut mourir

(Alain Borne)

Illustration: Zdzislaw Beksinski

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J’APPRIVOISE LE BLÉ (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015


 


 

Chelìn Sanjuan 1967 - Spanish Magical Realism painter - Tutt'Art@ (24)

J’apprivoise le blé
ma moisson la plus fraîche
a pris le ton de l’or.

Mes yeux sont pris au piège
d’une grande clarté
le doux champ d’une tête
le doux frisson de la plus douce gerbe
mon coeur est pris au piège
d’une pure clarté.

Un ange est descendu dans l’herbe mûre
dans l’herbe fraîche un ange
a taillé son vêtement terrestre
et le voici qui vient pour me juger
et me voici qui l’aime
vêtu de sang glacé.

Jeune fille de l’aube
ma première blondeur
après la longue nuit de tant de chevelures
le jour de tes cheveux
après le long orage de combien d’yeux nocturnes
les deux étoiles vertes
de ton calme ciel soleilleux.

(Alain Borne)

Illustration: Chelìn Sanjuan

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Caprice (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015


Derrière tout miroir
est une étoile morte
et un arc-en-ciel enfant
qui dort.

Derrière tout miroir
est un calme éternel
et un nid de silences
jamais envolées.

Le miroir est la momie
de la source. Il se ferme
la nuit.
Coquille de lumière.

Le miroir
est la rosée naissante
le livre qui dissèque
les crépuscules, l’écho devenu chair.

(Federico Garcia Lorca)

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Jours de 1903 (Constantin Cavafy)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



 

Charles Courtney Curran  In-the-Luxembourg-Garden-Charles-Courtney-Curran-1889-Terra-Foundation-for-American-Art

Jours de 1903

Jamais je ne les ai retrouvés, ces choses si vite perdues.
Les yeux pleins de poésie, le pâle visage
dans la rue où le sombre descend.

Jamais je ne les ai retrouvées, ces choses conquises par hasard,
que j’ai laissé se perdre si aisément, mais qu’ensuite
j’ai désiré si fort avec angoisse.

Les yeux pleins de poésie, le pâle visage, et ces lèvres
dans la rue où le sombre descend.
Jamais je ne les ai retrouvés.

(Constantin Cavafy)

Illustration: Charles Courtney Curran

 

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Murs (Constantin Cavafy)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2015



 

Murs

Sans égards, sans pitié, sans scrupule,
ils ont élevé de hautes murailles autour de moi.
Et maintenant je ne fais rien ici que me désespérer.
D’un tel destin la pensée m’obsède et me ronge ;
car j’avais beaucoup à faire dehors.
Pendant qu’on bâtissait les murs, ah, que n’ai-je pris garde.
Mais jamais je n’ai entendu le bruit des maçons ni leur voix.
C’est à mon insu qu’ils m’ont enfermé hors du monde.

(Constantin Cavafy)

 

 

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