Arbrealettres

Poésie

Archive for 16 septembre 2015

Pour se perdre dans la forêt (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



Pour se perdre dans la forêt
Il faut d’abord connaître le chemin

(Anonyme)

 

 

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Ne m’oublie pas dit la forêt (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



Ne m’oublie pas dit la forêt
Ne m’oublie pas
Car tu pourrais mourir

(Anonyme)

 

 

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Si je ferme les yeux (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



Si je ferme les yeux
je me retrouve aussitôt

(Anonyme)

 

 

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CENDRES MÊLÉES (Omar Khayyam)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



CENDRES MÊLÉES

Quand nous aurons rendu et ton âme et la mienne,
Deux briques marqueront la place de nos corps.
D’autres suivront… Un jour, le briquetier d’alors
Mêlera dans son moule et ma cendre et la tienne…

(Omar Khayyam)

Illustration: Ratko Krsanin

 

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PARS ! (Jetsün Milarépa)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



méditation

PARS !

Pars méditer dans les montagnes désertes,
Prends l’exemple des hautes montagnes,
Pratique sans trembler la méditation.
Prends l’exemple des rivières tout en bas,
Médite ainsi que le flot continu.

Prends l’exemple de l’espace azuré,
Médite l’absence de centre et de limites.
Prends l’exemple du soleil et de la lune,
Médite une lumière qui jamais ne faiblit.
— Pour lire dans les apparences comme dans un livre,
C’est en ton propre esprit que tu dois étudier.

Et à n’importe quel moment,
Fais provision d’une charité inépuisable,
Monte le cheval magique de l’énergie,
Hâte-toi vers la cité de la méditation.

(Jetsün Milarépa)

Illustration

 

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VILLAGE PRÈS D’UNE RIVIÈRE (Tu Fu)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



VILLAGE PRÈS D’UNE RIVIÈRE

Eau claire, méandres qui enserrent le village.
Longues journées d’été où tout est poésie.
Sans crainte, vont et viennent les couples d’hirondelles ;
Les mouettes, les unes contre les autres, dans l’étang.
Ma vieille épouse dessine un échiquier sur papier.
Mon fils, pour pêcher, tord son hameçon d’une aiguille.
Souvent malade, je cherche les plantes qui guérissent :
Quoi d’autre peut-il désirer, mon humble corps ?

(Tu Fu)

 

 

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C’est vrai (Juan Gelman)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



C’est vrai

Chaque jour
je me rapproche de mon squelette.
Il a des raisons de se montrer.
Je lui en ai fait voir de bonnes et de mauvaises
sans rien lui demander
lui toujours me demandant, sans voir
comment était le bonheur ou le malheur,
sans se plaindre, sans
distances éphémères de moi.
Maintenant qu’il scrute presque
l’air autour,
que pensera la clavicule cassée,
bijou splendide, les genoux
que j’ai traînés sur des pierres
entre de faux pardons, etcétéra.
Squelette pillé, bientôt
ta vue ne gênera plus aucune velléité.
Tu supporteras l’univers tout nu.

*

Verdad es

Cada día
me acerco más a mi esqueleto.
Se está asomando con razón.
Lo metí en buenas y en feas sin preguntarle nada,
él siempre preguntándome, sin ver
cómo era la dicha o la desdicha,
sin quejarse, sin
distancias efímeras de mí.
Ahora que otea casi
el aire alrededor,
qué pensará la clavícula rota,
joya espléndida, rodillas
que arrastré sobre piedras
entre perdones falsos, etcétera.
Esqueleto saqueado, pronto
no estorbará tu vista ninguna veleidad.
Aguantarás el universo desnudo.

(Juan Gelman)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com

 

 

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LE FEU DE BOIS (Jacques Cassabois)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



LE FEU DE BOIS

Ecoute bien la fumée.

Des mains y effacent les brouillons des poèmes
Ecrits à la sève
De l’arbre
Grignoté par les souris
Du feu.

(Jacques Cassabois)

 

 

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OÙ DONC EST PASSE LE FEU (Pierre Gamarra)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2015



Où donc est passé le feu ?
Je n’ai pas de cheminée !
Quand l’hiver au gros nez bleu
Vient à la fin de l’année,

Quand décembre blanc et noir
vient siffler devant ma porte
et quand la tempête emporte
les arbres au fond du soir,

je m’en vais à ma croisée,
je suis triste un petit peu,
je n’ai pas de cheminée.
Où donc est passé le feu ?

(Pierre Gamarra)

 

 

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