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Poésie

Archive for 26 septembre 2015

Le mont Grammos (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



Mont Grammos   [1280x768] 

Le mont Grammos est un peu rude
Mais les hommes l’adoucissent
[…]
Notre coeur polit ma pierre

(Paul Eluard)

 

 

 

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FEUX DE JOIE (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015




FEUX DE JOIE

Comme le temps joue avec nous
au bord du gouffre,
au fil de la nuit
il frotte deux, quatre, six
syllabes!
et les laisse s’envoler au large,
de ce côté qui n’est ni çà ni ?.
Soleils, lunes, planètes,
tournent, brillent, chantent,
disparaissent
comme ce monde dans son double.
Ils reviendront
cette nuit ou une autre,
musique
endormie dans la conque marine de la mémoire.

(Octavio Paz)

Illustration: Christian Lloveras

 

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Une pensée vient quand « elle » veut (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

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[…]
une pensée vient quand « elle » veut, et non pas quand « je » veux ;
de sorte que c’est une falsification de l’état de fait que de dire :
le sujet « je » est la condition du prédicat « pense ».

Ça pense :
mais que ce « ça » soit précisément le fameux vieux « je »,
c’est, pour parler avec modération, simplement une supposition, une affirmation,
surtout pas une « certitude immédiate ».

En fin de compte, il y a déjà trop dans ce « ça pense » :
ce « ça » enferme déjà une interprétation du processus
et ne fait pas partie du processus lui-même.

On raisonne ici en fonction de l’habitude grammaticale :
« penser est une action,
toute action implique quelqu’un qui agit, par conséquent — »

(Frédéric Nietzsche)

 

 

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Plus un pas en arrière ? (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Plus un pas en arrière ? Plus un pas en avant ?
Pour le chamois aucune sente ?
Attente, attente, et je saisis
Ce qu’oeil et main me laissent prendre:
Cinq pieds de terre, l’aurore –
Sous moi: le monde, l’homme, la mort !

(Frédéric Nietzsche)

Illustration

 

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L’art (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Carrie Vielle (1) [1280x768]

L’art n’a pas pour fin de laisser des oeuvres que le temps ruine,
mais de créer des artistes en tous les hommes
et d’éveiller dans le vulgaire le génie endormi.

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Carrie Vielle

 

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Tu étais rapide et alerte (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Marie Landreau  porteuse-d-eau-14

Tu étais rapide et alerte à porter les fruits au marché,
Et hardie, au retour de la fontaine, balançant la cruche sur ta tête !
S’offraient alors aux yeux ton cou, et ta nuque surtout,
Et surtout la proportion et la cadence de tes mouvements.

***

Eilig warst du und frisch, zu Markte die Früchte zu tragen,
Und vom Brunnen, wie kühn ! wiegte dein Haupt das Gefäss.
Da erschien dein Hals, erschien dein Nacken vor allen,
Und vor allen erschien deiner Bewegungen Mass.

(Goethe)

Illustration

 

 

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Les bêtes qui secrètent des perles (Gottfried Benn)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

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Les bêtes qui secrètent des perles sont closes,
Elles reposent et ne connaissent que la mer.

(Gottfried Benn)

Illustration

 

 

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