Arbrealettres

Poésie

DE LA RUE ELLE CRIE (Yves Martin)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2015



 

Giuseppe De Nittis - Tutt'Art@ (15) [1280x768]

DE LA RUE ELLE CRIE

J’ai toujours trouvé
Que vivre était plutôt humiliant.
Comme un gosse, je sème des trésors
Que je m’ingénie à ne pas retrouver.

J’ai bousculé tant de rues.
Les passantes sont toujours à court de maléfices.
Je m’assois au bord du trottoir,
Rêve à des passeurs roses comme des petites filles.

Je cherche le cour.
Je veux caresser la transcendance.
Sur tous les écrans, je surgis
Velours gigantesque. Drôle d’air.
Pas étonnant que les femmes songent
A un cadeau empoisonné.

Dans un demi-sommeil,
J’écris, je ronronne des poèmes
Qui vite perdent le fil
Ou que j’écrase parce que l’aube
Vient une fois de plus de tirer
Sans sommation sur le pianiste.

(Yves Martin)

Illustration: Giuseppe De Nittis

 

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :