Arbrealettres

Poésie

Amparo (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2015


 

Amparo,
tu es bien seule dans ta maison,
toute habillée de blanc!

(Equateur entre le nard
et le jasmin.)

Tu l’entends, l’eau qui jaillit
merveilleuse dans ta cour
et les tendres trilles jaunes
du canari.

Tu vois trembler dans le soir
les cyprès et les oiseaux,
toi qui brodes lentement
des lettres sur le canevas.

Amparo,
tu es bien seule dans ta maison,
toute habillée de blanc!

Amparo,
et comme il est dur de te dire:
oui, je t’aime!

***

Amparo

Amparo,
!que sola estas en tu casa
vestida de blanco!

(Ecuador entre el jazmin
y el nardo.)

Oyes los maravillosos
surtidores de tu patio,y el debil trino amarillo
del canario.

Por la tarde ves temblar
los cipreses con los pajaros,
mientras bordas lentamente
letras sobre el cañamazo.

Amparo,
!qué sola estas en tu casa
vestida de blanco!

Amparo,
!y qué dificil decirte:
yo te amo!

(Federico Garcia Lorca)

 

Une Réponse to “Amparo (Federico Garcia Lorca)”

  1. […] https://arbrealettres.wordpress.com/2009/11/18/amparo-federico-garcia-lorca/ […]

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :