Arbrealettres

Poésie

Le cygne (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2015





[…]

Et c’est pour être ainsi que l’une et l’autre est digne
De la toute-présence en elle d’un doux cygne,
Le cygne d’un beau rêve acquis à ce silence
Qui s’effaroucherait d’un peu de violence
Et qui n’arrive là flotter comme une palme
Qu’à cause du repos, à cause du grand calme,
Cygne blanc dont la queue ouverte se déploie,
—Barque de clair de lune et gondole de soie —
Cygne blanc, argentant l’ennui des mornes villes,
Qui hérisse parfois dans les canaux tranquilles
Son candide duvet tout impressionnable;
Puis, quand tombe le soir, cargué comme les voiles,
— Dédaignant le voyage et la mer navigable —
Sommeille, l’aile close, en couvant des étoiles !

(Georges Rodenbach)

Illustration

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