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Poésie

Archive for 20 octobre 2015

Le plus bel hortensia bleu du monde (Jean Aron)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015


hortensia-bleu

 

Le plus bel hortensia bleu
du monde
c’est quelque chose…
mais que dire après lui?

(Jean Aron)

Illustration

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Depuis des millénaires il est dans le dedans (Jean Aron)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015



platon-caverne-

 

Il veut trouver sa voie,
il avance à tâtons
depuis des millénaires,
il est dans le dedans
sous des lueurs de torches.
Les rochers luisent,
l’eau suinte
au plus vivant de la Préhistoire.

(Jean Aron)

Illustration

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Sous les battements fragiles de sa tendresse (Jean Aron)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015


bouvreuil

 

Ce qui fait la puissance du bouvreuil
dans l’hiver des forêts,
c’est qu’il cherche à cacher
sa souffrance
sous les battements fragiles
de sa tendresse.

(Jean Aron)

Illustration

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Regarde le chêne (Jean Aron)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015


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Regarde le chêne
et compte
jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de feuilles
sur les branches,
une seconde se sera écoulée.

(Jean Aron)

Illustration

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ALYSCAMPS (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015




ALYSCAMPS

Il y eut des pas sur le sable
Qui conduisaient à des pieds nus,

Ses yeux et l’eau étaient si clairs
Que le fond de tout paraissait,

Les vêtements et les mensonges
Avaient été démis du songe,

N’eût-elle relâché les doigts
Lui eût-il mieux tenu la main,

Tous deux auraient dormi mille ans
Dans un tombeau des Alyscamps.

(André Pieyre de Mandiargues)

Illustration: William Bouguereau

 

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Lascaux (Jean Aron)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015


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Demain, c’était hier
au nucléaire de Lascaux,
quand des mains mutilées
s’accrochaient aux parois,
les ornant
du plus beau des poèmes.

(Jean Aron)

Illustration (mains mais pas à Lascaux!)

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Le sable (Jean Aron)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015


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Le sable sait
que tôt ou tard
ses lys viendront filtrer
leurs primitives prières.

(Jean Aron)

 

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INTERRUPTION A UNE LECTURE DE PLATON (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015



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INTERRUPTION A UNE LECTURE DE PLATON

Je lisais Platon. — J’ouvris
-La porte de ma retraite,
Et j’aperçus Lycoris,
C’est-à-dire Turlurette.

Je n’avais pas dit encor
Un seul mot à cette belle.
Sous un vague plafond d’or
Mes rêves battaient de l’aile.

La belle, en jupon gris-clair,
Montait l’escalier sonore ;
Ses frais yeux bleus avaient l’air
De revenir de l’aurore.

Elle chantait un couplet
D’une chanson de la rue
Qui dans sa bouche semblait
Une lumière apparue.

Son front éclipsa Platon.
O front céleste et frivole !
Un ruban sous son menton
Rattachait son auréole.

Elle avait l’accent qui plaît,
Un foulard pour cachemire,
Dans sa main son pot au lait,
Des flammes dans son sourire.

Et je lui dis (le Phédon
Donne tant de hardiesse !) :
— Mademoiselle, pardon,
Ne seriez-vous pas déesse ?

(Victor Hugo)

Illustration: Jean-Baptiste Huet

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Feu divin (Thérèse D’Avila)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015



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Peut-il y avoir des remèdes humains
pour ceux qui sont malades du feu divin?
Qui sait jusqu’où va la profondeur de cette blessure?

(Thérèse D’Avila)

 

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Le démon dans ces bois repose (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015



 

Corinne Reignier  (15) [1280x768]

Le démon dans ces bois repose ;
Non le grand vieux Satan fourchu ;
Mais ce petit belzébuth rose
Qu’Agnès cache dans son fichu.

On entre plein de chaste flamme,
L’oeil au ciel, le coeur dilaté ;
On est ici conduit par l’âme,
Mais par le faune on est guetté.

La source, c’est la nymphe nue ;
L’ombre au doigt vous passe un anneau ;
Et le liseron insinue
Ce que conseille le moineau.

Tout chante ; et pas de fausses notes.
L’hymne est tendre ; et l’esprit de corps
Des fauvettes et des linottes
Eclate en ces profonds accords.

Ici l’aveu que l’âme couve
Echappe aux coeurs les plus discrets ;
La clef des champs qu’à terre on trouve
Ouvre le tiroir aux secrets.

Ici l’on sent, dans l’harmonie,
Tout ce que le grand Pan caché
Peut mêler de vague ironie.
Au bois sombre où rêve Psyché.

Les belles deviennent jolies ;
Les cupidons viennent et vont ;
Les roses disent des folies
Et les chardonnerets en font.

La vaste genèse est tournée
Vers son but : renaître à jamais.
Tout vibre ; on sent de l’hyménée
Et de l’amour sur les sommets.

Tout veut que tout vive et revive,
Et que les coeurs et que les nids,
L’aube et l’azur, l’onde et la rive,
Et l’âme et Dieu, soient infinis.

ll faut aimer. Et sous l’yeuse,
On sent, dans les beaux soirs d’été,
La profondeur mystérieuse
De cette immense volonté.

Cachant son feu sous sa main rose,
La vestale ici n’entendrait
Que le sarcasme grandiose
De l’aurore et de la forêt.

Le printemps est une revanche.
Ce bois sait à quel point les thyms,
Les joncs, les saules, la pervenche,
Et l’églantier, sont libertins.

La branche cède, l’herbe plie ;
L’oiseau rit du prix Montyon ;
Toute la nature est remplie
De rappels à la question.

Le hallier sauvage est bien aise
Sous l’oeil serein de Jéhovah,
Quand un papillon déniaise
Une violette, et s’en va.

(Victor Hugo)

Illustration: Corinne Reignier

 

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