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Poésie

Archive for 25 octobre 2015

ROSES FRAÎCHES (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



ROSES FRAÎCHES

Quelle plus belle prière,
quel plus haut désir
que de sourire aux roses
du matin ;
de mettre leur belle âme
au dedans de notre âme ;
de tout désirer
avec leur parfum !

***

ROSAS FRESCAS
¡Qué mejor oración,
qué mayor ansia
que sonreír a las rosas
de la mañana;
ponernos su alma bella
en nuestra alma;
desearlo todo
con su fragancia!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration

 

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FRAÎCHEUR NOCTURNE (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



FRAÎCHEUR NOCTURNE

Limbe de paix céleste descendue
— heure humide, refermée déjà
sur la nuit blanche qui se hâte :
dix heures en mon pauvre village ! — ;
puits blanc et fatal,
où vous devrez être tous enfouis
— songeant à moi peut-être —, parmi le lourd trésor
de ce ciel, automnal déjà, de septembre
— vendange, lit froid —, effondré
sous le poids de ses étoiles uniques.

***

RELENTE

¡Limbo de descendida paz celeste
—hora húmeda, cerrada
ya en su temprana trasnochez:
filas diez del pobre pueblo mío!—;
pozo blanco y fatal,
donde estaréis todos hundidos
—soñando en mí quizás—, entre el tesoro bajo
de este cielo, otoñal ya, de setiembre
—vendimia, cama fría—, con el peso
de sus estrellas únicas caído!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration

 

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LA MÉMOIRE (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



LA MÉMOIRE

Quelle tristesse ce passage
du fleuve de chaque jour
— qui virevolte ! —
sous le pont de la nuit
— qui virevolte ! —
vers un autre soleil !

Si je savais
laisser, content, mon vêtement,
dans les mains du passé ;
ne plus regarder ce qui fut ;
entrer de face et dans la joie,
tout entier nu, dans l’allégresse
libre du présent !

***

LA MEMORIA

¡Qué tristeza este pasar
el caudal de cada día
—¡vueltas arriba y abajo!—,
por el puente de la noche
—¡vueltas abajo y arriba!—,
al otro sol!

¡Quién supiera
dejar el manto, contento,
en las manos del pasado;
no mirar más lo que fue;
entrar de frente y gustoso,
todo desnudo, en la libre
alegría del presente!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Lionel Le Jeune

 

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ÉTÉ (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



ÉTÉ

Le saut !
Quelle joie dans ces jambes blanches,
ces bras gracieux !

— Dessous, l’eau. —

Ce sont des fleurs ;
des fleurs du pré et de la chair ;
des secrets, des voix !

— Et l’eau, qui coule. —

Ce sont des lunes ;
lunes du corps et du ciel,
femme nue !

***

ESTÍO

¡El salto!
iQué gozo en las blancas piernas,
graciosos brazos!

—Debajo, el agua.—

¡Son flores;
flores del prado y la carne;
secretos, voces!

— Corriendo, el agua.—

¡Son lunas;
lunas del cuerpo y del cielo,
mujer desnuda!

(Juan Ramón Jiménez)

 

 

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Descends vers le néant (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



Descends vers le néant, avec mon amour,
comme sur la pente douce et verte
de cette rive vers la barque du soir ;
en souriant distraite par des oiseaux de lumière,
avec ta main amoureuse et déprise
parmi les petites fleurs
fraîches du soleil couchant.

***

Baja a la nada, con mi amor,
como por la pendiente dulce y verde
de esta orilla a la barca de la tarde;
sonriendo distraída por pájaros de luz,
con tu mano amorosa y desasida
entre las florecillas
frescas de sol poniente.

(Juan Ramón Jiménez)

 

 

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Ô ma vie, ardent espace (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



Ô ma vie, ardent espace,
qui, sans fin, te dilates,
à chaque instant — coeur
qui veut tout avoir
dans sa tendre chair —,
pour saisir
en toi la liberté étincelante
de tes flèches infinies !

***

¡Vida mía, ardiente ámbito,
que te dilatas, sin fin,
cada instante — corazón
que quiere tenerlo todo
dentro de su tierna carne—,
por cojer
en ti la libertad fúljida
de tus flechas infinitas!

(Juan Ramón Jiménez)

 

 

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La femme, avec la musique (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



La femme, avec la musique,
semble en cristal — bulle d’amour — ;
un rire, une larme,
qui se seraient changés
en un lis humain,
aux limites de fine lumière d’astre.

La femme, avec la musique, est la musique ;
jet d’eau de l’ombre
— le puits immense —
qu’est notre coeur ardent, profus et rythmique
d’homme.

***

La mujer, con la música,
parece de cristal —pompa de amor—;
una risa, una lágrima,
que se hubiesen trocado
en humana azucena,
con límites de fina luz de astro.

La mujer, con la música, es la música;
surtidor de la sombra
— el pozo inmenso —
que es nuestro ardiente corazón profuso y rítmico
de hombre.

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration

 

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Combien d’éternité tu puises (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



Combien d’éternité tu puises,
— oh grands yeux ! —,
en allant à elle;
et comme tu regardes plus haut, chaque jour,
plus profond, de plus loin, plus vers l’âme,
avec l’ultime beauté, chaque jour,
fin sans fin, de ton intarissable fond!

***

¡Cómo, rostro – ¡ojos grandes!-,
te vas sacando eternidad,
yéndote a ella;
cómo miras más alto, cada día,
más hondo, de más lejos, más al alma,
con la belleza, cada día, fin sin fin,
última de tu fondo inestinguible!

(Juan Ramón Jiménez)

 

 

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Je vais courir dans l’ombre (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



Je vais courir dans l’ombre,
endormi, endormi, pour voir
si je peux t’atteindre, toi,
qui es morte sans que je le sache !

Attends, attends ; ne cours pas ;
attends-moi à l’étang,
près du lis que la lune
fait lumière ; avec l’eau
qui verse l’infini
dans ta main blanche !

Attends ;
me voici aussi dans la gueule
noire du premier néant,
du beau sommeil béni,
bouton en fleur de la mort !

***

Voy a correr por la sombra,
dormido, dormido, la ver
si puedo alcanzarte a ti,
que has muerto sin yo saberlo!

¡Espera, espera; no corras;
espérame en el remanso,
junto al lirio que la luna
hace de luz; con el agua
que chorrea el infinito
en tu mano blanca!

¡Espera;
que ya voy yo por la boca
negra de la primer nada,
del sueño hermoso y bendito,
botón con flor de la muerte!

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration

 

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La poésie (texte sanskrit)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



La poésie est une parole
dont l’essence est la saveur

(texte sanskrit)

 

 

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