Arbrealettres

Poésie

Archive for 1 novembre 2015

La rose ouverte (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



La rose ouverte a l’air de chercher aventure.

(Victor Hugo)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

LA CHANSON. DU SPECTRE (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



LA CHANSON. DU SPECTRE

Qui donc êtes-vous, la belle ?
Comment vous appelez-vous ?
Une vierge était chez nous ;
Ses yeux étaient ses bijoux.
Je suis la vierge, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.

Vous êtes en blanc, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
En gardant les grands boeufs roux,
Claude lui fit les yeux doux.
Je Suis la fille, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.

Vous portez des fleurs, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Les vents et les coeurs sont fous,
Un baiser les fit époux.
Je suis l’amante, dit-elle,
Cueillez la branche de houx.

Vous avez pleuré, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Elle eut un fils, prions tous ;
Dieu la prit sur ses genoux.
Je suis la mére, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.

Vous êtes pâle, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Elle s’enfuit dans les trous,
Sinistre, avec les hiboux.
Je suis la folle, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.

Vous avez bien froid, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Les amours et les yeux doux
De vos cercueils sont les clous.
Je suis la morte, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.

(Victor Hugo)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

CHANSON DE MAGLIA (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



CHANSON DE MAGLIA

Vous êtes bien belle et je suis bien laid.
A vous la splendeur de rayons baignée ;
A moi la poussière, à moi l’araignée.
Vous êtes bien belle et je suis bien laid
Soyez la fenêtre et moi le volet.
Nous réglerons tout dans notre réduit.
Je protégerai ta vitre qui tremble
Nous serons heureux, nous serons ensemble
Nous réglerons tout dans notre réduit ;
Tu feras le jour, je ferai la nuit.

(Victor Hugo)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

MAGLIA accordant sa guitare (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



MAGLIA
accordant sa guitare
(Il chante)

TOURNE-TOI vers celle qui t’aime.
Ne regarde point au-delà.
L’amour récolte ce qu’il sème.
Toutes Ies filles de Bohême,..
Toutes les belles d’Alcala,
Atala, Leila, Lola,
Olympe avec son diadème,
Suzon avec son falbala,
Tralalala, tralalala,
Ne valent pas celle qui t’aime.
Trala
La la.

Tourne-toi vers celle qui rêve
Et qui voudrait que tu sois là.
Toutes les autres filles d’Eve,
Celles qui dansent sur la grève,
Celles qui font cercle au gala,
Carmen qui toujours s’envola,
Luz dont la jupe se soulève,
Fanebon, dont l’oeil dit me voilà !
Tralalala, tralalala,
Ne valent pas celle qui rêve.
Trala
La la.

(Victor Hugo)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Vois Mars, Jupiter et Saturne (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



Mars Saturne Jupiter [800x600]

Vois Mars, Jupiter et Saturne,
Faisant leur tâche sous nos yeux,
Varier dans le ciel nocturne
Leur triangle mystérieux

(Victor Hugo)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Colibri (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



Le Colibri

Le vert colibri, le roi des collines,
Voyant la rosée et le soleil clair
Luire dans son nid tissé d’herbes fines,
Comme un frais rayon s’échappe dans l’air.

Il se hâte et vole aux sources voisines
Où les bambous font le bruit de la mer,
Où l’açoka rouge, aux odeurs divines,
S’ouvre et porte au coeur un humide éclair.

Vers la fleur dorée il descend, se pose,
Et boit tant d’amour dans la coupe rose,
Qu’il meurt, ne sachant s’il l’a pu tarir.

Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée,
Telle aussi mon âme eût voulu mourir
Du premier baiser qui l’a parfumée !

(Leconte de Lisle)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Rêve du Jaguar (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



jaguar [800x600]

Le Rêve du Jaguar

Sous les noirs acajous, les lianes en fleur,
Dans l’air lourd, immobile et saturé de mouches,
Pendent, et, s’enroulant en bas parmi les souches,
Bercent le perroquet splendide et querelleur,
L’araignée au dos jaune et les singes farouches.
C’est là que le tueur de boeufs et de chevaux,
Le long des vieux troncs morts à l’écorce moussue,
Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.
Il va, frottant ses reins musculeux qu’il bossue;
Et, du mufle béant par la soif alourdi,
Un souffle rauque et bref, d’une brusque secousse,
Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,
Dont la fuite étincelle à travers l’herbe rousse.
En un creux du bois sombre interdit au soleil
II s’affaisse, allongé sur quelque roche plate;
D’un large coup de langue il se lustre la patte;
Il cligne ses yeux d’or hébétés de sommeil;
Et, dans l’illusion de ses forces inertes,
Faisant mouvoir sa queue et frissonner ses flancs,
Il rave qu’au milieu des plantations vertes,
Il enfonce d’un bond ses ongles ruisselants
Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.

(Leconte de Lisle)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’Aurore (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



Les-senegalis [800x600]

L’Aurore

La nue était d’or pâle, et, d’un ciel doux et frais,
Sur les jaunes bambous, sur les rosiers épais,
Sur la mousse gonflée et les safrans sauvages,
D’étroits rayons filtraient à travers les feuillages.
Un arôme léger d’herbe et de fleurs montait;
Un murmure infini dans l’air subtil flottait :
Choeur des Esprits cachés, âmes de toutes choses,
Qui font chanter la source et s’entr’ouvrir les roses;
Dieux jeunes, bienveillants, rois d’un monde enchanté
Où s’unissent d’amour la force et la beauté.
La brume bleue errait aux pentes des ravines;
Et, de leurs becs pourprés lissant leurs ailes fines,
Les blonds sénégalis, dans les gérofliers
D’une eau pure trempés, s’éveillaient par milliers.

(Leconte de Lisle)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La mer est grise, calme, immense (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



La mer est grise, calme, immense,
L’oeil vainement en fait le tour.
Rien ne finit, rien ne commence :
Ce n’est ni la nuit, ni le jour.

Point de lame à frange d’écume,
Point d’étoiles au fond de l’air.
Rien ne s’éteint, rien ne s’allume :
L’espace n’est ni noir, ni clair.

Albatros, pétrels aux cris rudes,
Marsouins, souffleurs, tout à fuit.
Sur les tranquilles solitudes
Plane un vague et profond ennui.

Nulle rumeur, pas une haleine.
La lourde coque au lent roulis
Hors de l’eau terne montre à peine
Le cuivre de ses flancs polis;

Et, le long des cages à poules,
Les hommes de quart, sans rien voir,
Regardent, en songeant, les houles
Monter, descendre et se mouvoir.

Mais, vers l’Est, une lueur blanche,
Comme une cendre au vol léger
Qui par nappes fines s’épanche,
De l’horizon semble émerger.

Elle nage, pleut, se disperse,
S’épanouit de toute part,
Tourbillonne, retombe, et verse
Son diaphane et doux brouillard.

Un feu pâle luit et déferle,
La mer frémit, s’ouvre un moment,
Et dans le ciel couleur de perle
La lune monte lentement.

(Leconte de Lisle)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

C’est vrai (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2015



C’est vrai:

Il faut un mur
Pour les lamentations.

(Guillevic)

Posted in poésie | Tagué: , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :