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Poésie

Archive for 3 novembre 2015

L’immuable nature (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



L’immuable nature
a l’ordre de se taire

(Victor Hugo)

 

 

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La chose défendue (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



yeux de flamme

La chose défendue
Me regardait
avec ses prunelles de flamme

(Victor Hugo)

 

 

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J’ai tout pesé (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



J’ai tout pesé, j’ai vu le fond, j’ai fait la somme.
Et je n’ai pas distrait un chiffre du total;
J’ai mis le nécessaire en regard du fatal;
Je n’ai pas reculé devant le syllogisme;
La vérité dût-elle être mère du schisme,
J’ai voulu que le vrai jaillit et triomphât;
J’ai remué dix fois les os de Josaphat;
J’ai tâché, les heurtant, d’en tirer l’étincelle;
J’ai compulsé l’antique archive universelle
Et l’énigme semblait toujours s’approfondir…

(Victor Hugo)

 

 

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On rêve à des peuples du ciel (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



On rêve à des peuples du ciel
Qui vont et viennent dans les nues.

(Victor Hugo)

Illustration

 

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Quand j’étais à Jersey (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



Victor Hugo [800x600]

Quand j’étais à Jersey, dans l’île fatidique
Où devant l’Océan l’âme éperdue abdique,
Des syllabes passaient dans les souffles du vent,
Et Dieu resplendissait sous la nature sombre.
Je voyais des clartés sortir des fleurs dans l’ombre ;
Une voix me parlait dans le soleil levant

(Victor Hugo)

 

 

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PAYSAGES INTÉRIEURS (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



PAYSAGES INTÉRIEURS

J’écoute dans le vent gémir un noir cyprès
D’un seul jet, long venu comme une torche d’ombre,
Je suis loin de la vie si les hommes sont près
Mais toujours leur commerce a le goût de la cendre.

Ta chaleur est en moi plus que mon sang qui coule
Et le ciel a l’humide éclat de ton regard,
J’entends toujours ta voix dans les bruits de la foule
Et ta présence vraie m’envahit quand je pars.

Rien ne peut séparer nos coeurs que l’ombre exalte
Ni l’absence éternelle, ni le plus noir tourment
Car leur félicité ne connaît plus de halte
Tant ils se sont unis l’un l’autre infiniment.

(Maurice Fombeure)

Illustration: Estrid Cortembert

 

 

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LES RUISSEAUX (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



LES RUISSEAUX

Tu connais aussi nos ruisseaux,
Nos sources pures
Où le feuillage au bord des eaux
Met des guipures.

L’eau prend plaisir dans le gazon
A se répandre
Et va chantant à l’horizon
La mère Flandre

Petits ruisseaux arc-en-ciellés,
Faisant des bulles,
Petits ruisseaux qui sont frôlés
De libellules.

Tous ces ruisseaux sont des flâneurs,
O mère Flandre !
Mais ce sont aussi des donneurs
De conseil tendre.

Zèle d’amour pris aux amants
Dans les Kermesses,
Qui font devant eux leurs serments,
Et leurs promesses.

Petits ruisseaux, les confidents,
Chantant de joie
Quand on rafraîchit ses mains dans
L’eau qui tournoie.

Et, joyeux, donnant en cadeau,
Pour les dimanches
Aux amoureux, des bagues d’eau
En perles blanches.

Leurs talus sont si rapprochés
Qu’entre les berges
Rien ne se mire : ni clochers,
Ni toits d’auberges,

Ni grands moulins transfigurant
Le paysage;
Mais le cadre est juste assez grand
Pour un visage.

Et c’est tout leur bonheur qu’au fil
De l’eau charmée
Se reflète seul un profil
De femme aimée!

(Georges Rodenbach)

Illustration

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Danse captive (Claire Goll)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



Ephèbe éclaboussé par le noir
Et le jaune des bougies instables
Homme ailé que les cadences soulèvent
Du tapis vibrant de la chambre
Tourne fouetté par la musique
Dans ton boléro de peau musquée
Mime le rapt de l’âme ivre
Danse sur le sol incertain
Ta rage canaille ta perte
La joie proche des larmes acides
Les lacets de feu contre la neige
Tu ressembles aux bougies
A leur volupté de brûler un soir

(Claire Goll)

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Fausse paix (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015


 

Un babil d’enfant en bas âge
fait écumer de colère un bandit
dans la chambre où il entre
il voit sur une gravure
une gloire en femme
à grandes ailes.
Le pardon des injures
reste prêché au fond des églises.
Dans la fausse paix du monde
un verre se brise
près d’un regard perdu au loin.
Les clous brillent sur la croix d’un Christ.

(Jean Follain)

 

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La mésange bleue (Vette de Fonclare)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2015



Une mésange tellement bleue
Qu’on la dirait peinte de ciel.
Du noir tout autour de ses yeux,
De l’azur jusqu’au bout des ailes,

Elle vient parfois quémander
Quelques graines et des miettes;
Son jabot jaune est tout gonflé
Sous les angles vifs de sa tête.

Quelquefois elle zinzinule
Au fond du jardin endormi.
Une cigale qui stridule
Chantant en do, en ré, en mi

Lui fait écho. Duo bizarre
Qui met en joie notre maison;
Et c’est bientôt un vrai bazar
Car tout, alentour, lui répond:

Une grenouille, des criquets,
Et le vieux chien de la voisine,
Bébé Pierre qui baragouine
Et le mistral dans les cyprès …

(Vette de Fonclare)

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