Arbrealettres

Poésie

MATINES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2015



MATINES
Pour André Simon.

Bien souvent le matin j’ai
Le doux plaisir de surprendre
Des belles en négligé
Un pain frais dans leurs bras tendres

Les biffins, rois de l’aurore,
Barbus comme des sapeurs
Puant le pivois qui robore,
Tue les nocturnes vapeurs

Au faite des balcons d’aube
Roucoulent nos ramiers gras
Puis la lune se dérobe
Dans les nuages de ses draps

La ville en chaussons résonne
Des premiers pas du matin
Au ciel, il n’est plus personne,
Ni même un coq incertain

Riboulant de la prunelle
Je bâille au soleil levant
Je pousse ma ritournelle
En écartant mes auvents

Merci du jour qu’on accorde
A mon appétit vivant,
Que j’use jusqu’à la corde
— Neige, pluie, soleil ou vent —

(Maurice Fombeure)

Illustration

 

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