Arbrealettres

Poésie

La gazelle (Sulayman ibn Hammûd)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2015




La gazelle

Sur votre vie, amis, il fallait voir
un bel objet comme celui-là !

Hafsa était le visage même de l’aurore
qui peu à peu dépouille
de ses fleurs ardentes le grenadier.
De sang bédouin, rouge vermeil comme le vin
et le feu tendre qui se cache
à la racine du palmier,
elle savait compter les vertèbres du chameau
et décrire avec ardeur les courbes des dunes,
traire la chèvre de la main secrète et pure
de qui connaît la sainte faim de chaque jour.

D’elle, plus d’une fois, la gazelle fut jalouse.

Elle ne connaissait d’autre musique que l’arpège
et le silence du désert.

A présent elle joue du luth mélodieux
derrière la grille du harem.

(Sulayman ibn Hammûd)

Illustration

 

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