Arbrealettres

Poésie

Rien ne transgresse (Stéphane Mallarmé)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2015



 

Carry Akroyd   barnluisgan with swans

Rien ne transgresse
les figures du val, du pré, de l’arbre

(Stéphane Mallarmé)

Illustration: Carry Akroyd 

 

2 Réponses to “Rien ne transgresse (Stéphane Mallarmé)”

  1. Lara said

    (..)
    Comme il suffit de s’en aller, à une heure et demie, seulement que l’obsession qui continue, par le vacarme du train, finisse, près : et accourt, avec une épaisseur, ou la parité de végétations ultérieures, tel bois. Aspect, volontiers, d’environs, les blés, sur une grande étendue, célèbrent par leur assurance lumineuse le centre de population, en qui veille la cité. Toute fuite plus avant, revient en tant que fleuve.

    Telle page rurale, accompagnement à l’autre, oiseux, jamais disparate — ce site, habituel, sous un reflet de nuage classique et lieu commun : arrivât–elle, l’écriture, raréfiée naguères par la symphonie, à se limiter dans plusieurs signes d’abréviation mentale, d’autant eux monteront vers l’irréductibilité ou impossibilité au delà — sur le sol où je mets le pied, plus évidemment leur mirage, ordinaire, demeure. Rien ne transgresse les figures du val, du pré, de l’arbre.

    À demander, jamais, reviendra–t–on sur les pas, cette saison pleine encore ; mais quand doit l’Automne arborer de la gloire, s’il ne faut lui rester, la bonne fois, décidément plutôt que quérir de semblables, incompétents, une prérogative solitaire.

    L’expérience conclut tôt à cette stupeur —

    Combien, véritablement, une capitale, où s’exaspère le présent, restreint, dehors, la portée de ce miasme.. il ne traverse pas l’atmosphère de quinze lieues, au–dessus d’herbes et et de feuilles.. nul intérêt ne rappellerait sur le coup — combien de la forteresse construite, par les gens, exprès, contre leur magnificence comme la répand la nature, sauf un recours à la musique dont le haut fourneau transmutatoire chôme, ces mois — je dis combien, sur les remparts, tonne, peu loin, le canon de l’actualité : que le bruit puisse cesser à une si faible distance pour qui coupe, en imagination, une flûte où nouer sa joie selon divers motifs celui, surtout, de se percevoir, simple, infiniment sur la terre. »
    ( Extrait de  » Bucolique », tiré de « Divagations », de S. Mallarmé)

    • arbrealettres said

      Merci d’avoir restitué cet extrait dans son contexte… Nature refuge 🙂
      par contre un peu de mal avec le style de Mallarmé 😉

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