Arbrealettres

Poésie

C’est toi que je préfère, ô ma paisible amante (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2015




Ah non ! je n’aime pas les plaisirs agités,
La folle frénésie et les sens exaltés
Et les gémissements de la jeune bacchante
Quand son corps sinueux qui sur le mien serpente,
Et ses baisers cruels, ses caresses sans frein
Pressent sur mon désir pour en hâter la fin.

C’est toi que je préfère, ô ma paisible amante,
Que tu me rends heureux et que tu me tourmentes
Quand ma prière enfin ayant raison de toi,
Tendre mais sans ardeur tu te donnes à moi,
Quand tu n’écoutes rien et ne réponds qu’à peine,
Froide dans ta pudeur, au transport qui m’entraîne,
T’animant toutefois un peu plus chaque instant,
Partageant pour finir, malgré toi, mon élan.

(Alexandre Pouchkine)

Illustration: Pascal Renoux

 

Une Réponse vers “C’est toi que je préfère, ô ma paisible amante (Alexandre Pouchkine)”

  1. Dame des rêves savoureux
    ———

    Je te retrouve quand je dors,
    Tous mes soucis alors décampent ;
    Mon corps se réchauffe à ton corps,
    C’est un joli sujet d’estampe.

    Dans ce songe mon coeur bat fort,
    Mon âme s’accroche à la rampe ;
    C’est presque trop pour ce vieux porc,
    Même s’il est de bonne trempe.

    Ton corps ondule avec lenteur
    Dans un parc aux mille senteurs,
    C’est alors que je me sens vivre.

    La nuit n’a pas de lendemain,
    Le temps a perdu son chemin ;
    C’est un beau chapitre à mon livre.

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