Arbrealettres

Poésie

Tout est mouvement (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2015


Dispersion


Les flots de la rivière
La croissance du ciel
Le vent la feuille et l’aile
Le regard la parole
Et le fait que je t’aime
Tout est mouvement

(Paul Eluard)

15 Réponses vers “Tout est mouvement (Paul Eluard)”

  1. Lara said

    Eluard m’accompagne depuis toujours ..je l’ai même en La Pleiade ( chut! un cadeau precieux !)je le lis et le relis et ne m’en lasse pas 🙂

    • arbrealettres said

      Eluard et Char j’ai mis du temps et j’ai eu du mal mais je commence me laisser apprivoiser par leurs mots

      ________________________________

    • jJean-Baptiste Besnard said

      Comme Lara, je possède les oeuvres de Paul ELUARD dans la Pléiade, livre de chevet et on peut l’étudier dans une classe de collège. Réputé difficile (moins que Char), certains textes sont très accessibles, dont le plus célèbre et connu « Liberté » mais d’autres, dans « Les animaux et leurs hommes », en particulier « Poisson » : très jolies images qu’il faut certes expliquées ou tenter de faire découvrir.La poésie demande parfois un effort. J’ajoute celui-ci qui n’en exige pas:

      DUEL
      J’assiste à ce violent duel
      Que se livrent un vent cruel
      Et une immense mer furieuse
      Au pied de la côte rocheuse.

      Samedi 04.06.1986

      • arbrealettres said

        duel
        dualité
        c’est notre esprit
        qui voit tout séparé
        la Nature na pas de sentiment
        mais le Poète oui et il le dit joliment!
        (((-:

  2. yayamarieke said

    Ca s’envole et ça revient que chantait CloClo. Des fois ça ne revient pas.
    : -)).

  3. yayamarieke said

    Tu as raison. Ce qu’on nomme disparaît tôt ou tard, l’énergie elle-même, jamais : -)).

  4. yayamarieke said

    Bien sûr que j’ai raison, lol :-)).
    Non, sérieusement, l’énergie au fait vient de la pensée, alors des fois je me demande, si le monde entier deviendrait immuable – ce qui me semble invraisemblable, mais cependant le tout se trouve en nous – ce qu’il deviendrait? Le seul fait d’y penser suffit déjà à faire bouger une poussière :-)). De quoi très peu de chance que l’énergie disparaisse. Tout est en éternel état de transformation et en même temps c’est un jeu illusoire. Le rien qui s’amuse, qui aussi bien « tue » et « s’entretue » alors qu’en réalité la mort n’existe pas : -)).

    • arbrealettres said

      oui mais … est-ce que ce moi conscient perdure??? avant de natre et mme en naissant je n’tais rien la conscience puis les contacts avec les autres et le monde et les souvenirs peu peu ont tiss ce « moi » qu’est-ce qui restera de cette « conscience » ?

      🙂

      ________________________________

  5. yayamarieke said

    A savoir ce qui est né… A mon avis une idée : -)).
    Nisargadatta l’explique ainsi: immagine toi un cinéma. Il y a un projecteur (= lumière) qui projète un film (= l’illusion) sur un écran (= conscience).
    A chaque fois qu’il y a une pensée, le projecteur se déclenche (énergie) et naît un film (à mon avis un feuilleton : -)). L’écran reste immuable. Il contient tous les films possibles, ceux réalisés, ceux non-réalisés, ceux à réaliser. De ce fait il est autant vierge, blanc, contenant rien du tout qu’un réservoir à contenir tout le potentiel imaginable. Et n’importe ce qui se passe, rien ne l’altère.
    D’autrepart, une naissance est la naissance d’une vie, d’un corps dans lequel se trouve le souffle de la vie. Si on enlève ce souffle, le corps périt mais jamais la vie, elle ne fait que quitter ce corps. De quoi nous sommes vie et pas se corps auquel nous nous identifions.
    De quoi si tu ne penses pas – ce qui veut dire ne t’identifies pas à ton corps, il ne peut y avoir d’égo, aucun problème… : -)). Nous sommes conditionnés à croire que le monde intérieur est le nôtre, et que le monde extérieur nous est étranger, contre lequel nous devons nous défendre, hors c’est juste le contraire. Nous sommes tout ce qui est, et le monde intérieur est celui de l’égo : -)).

  6. yayamarieke said

    Qu’est-ce qui te chiffonnes ?? : -))

  7. yayamarieke said

    C’est vrai, sauf si suicidaires, nous tenons plus à la vie qu’à toute autre chose, parce que vie est vie est énergie qui cherche à s’exprimer. Le moi de papier s’appelle Christian, tout comme le mien aMarie, mais sans miroir nous ne pouvons nous rendre compte de nous mêmes, que de notre monde intérieur qui nous sépare de tout. Les Chinois pour expliquer dessinent une grande citerne noire sur un papier blanc. Essaie de la voir devant toi. Pour désigner la citerne, 9 sur 10 on visera l’objet, la partie noire. Cela correspond avec la façon dont nous nous percevons nous-mêmes et qui représente l’égo. Cependant, s’il n’y aurait espace, la citerne ne pourrait être, ce qui fait que si tu te concentres sur tout ce qui se trouve en dehors de la citerne, les deux y sont, l’espace aussi bien que la citerne. Pour que qq chose soit, il faut de l’espace, ce qui est conscience et qui ne disparaît jamais.
    « Perdre » l’égo signifie devenir conscient d’être espace/conscience qui s’expérimente à travers la citerne (la partie noire/égo), qui sert comme point de référence, de quoi une histoire, un vécu deviennent possible. La citerne peut tomber en miettes ou s’évaporer, l’espace ne disparaîtra jamais, et comme nous sommes vie/espace, nous ne pouvons la détruire. Dans ce sens tu ne peux mourir, que l’égo, la citerne qui apparaît/disparaît.

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