Arbrealettres

Poésie

Froid flambeau de fleurs vieillies (Ernest Delève)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2015



 

Froid flambeau de fleurs vieillies
Enfumer d’encens l’enfer
Les bas-fonds noirs de l’élégie
Pavés de pétales déchus

Il n’est pire eau que l’eau qui dort
Dans l’oeil où ne regarde plus l’amour
La face pure s’évapore

Par qui est morte ma chimère
Le chagrin est passé partout
Je suis ses traces de poussière
Où tous les chemins sont dissous

Il n’est pas d’oeil où l’eau qui dort
Ne soit le promenoir de rêves enlacés
Comme l’enfer à l’aurore

Il n’est pire bouquet foudroyé
Pire fauve arbre ou rocher
Après avoir si bien dansé
Que celui tout à coup insensible à nos charmes

Parfois quand on n’a plus d’amour
Parfois quand on n’a plus de larmes
Plus de nuit plus de jour

Il n’est pire sorcière ou pire fée
Pires enfers pire empyrée
Pire silence et pire écho
Que cette ombre qui fait défaut

A la voix fuyante d’Orphée
Entre les cieux et les enfers le coeur se fige
La poésie est médusée

(Ernest Delève)

Illustration

 

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