Arbrealettres

Poésie

Quand je serre, plein de tendresse (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2015




Quand je serre, plein de tendresse,
Ton corps si svelte et qu’exalté,
Dans mon étreinte je t’adresse
De doux propos énamourés,
Tu fais s’échapper en silence
Ton corps si souple de mes mains:
Un sourire de méfiance,
Est tout ce que de toi j’obtiens.
Ta mémoire étant sans faiblesse
Pour mes nombreuses trahisons
Tu m’écoutes avec tristesse,
Lointaine, sans attention.
Je maudis les ardeurs traîtresses
Dont fut coupable ma jeunesse,
Les attentes pour rencontrer
Quelqu’un le soir sous les ramures.
Je maudis l’amoureux murmure,
Le vers si habile à charmer,
Les baisers des filles naïves,
Leurs larmes, leurs plaintes tardives.

(Alexandre Pouchkine)

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