Arbrealettres

Poésie

Bohémiens, Hellequins, Roulottiers (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2015


VanGogh

 

Les Bohémiens sont revenus
Vautrés autour de la roulotte
Où gambadent des enfants nus
Dans l’odeur d’ail et d’asphodèle.

On voit rôder dans la chanson
Du graillon, des frites heureuses,
Un vieux tapir, un hérisson
Bourru, grognard et philosophe,

Des chiens, silencieux lémures,
Plus maigres que des lévriers,
Chiens errants, veufs de compagnie
Ces animaux n’ont point d’amis.

Des ânes tondus et pelés,
Aux dents longues comme la mort,
Contemplent les badauds troublés
Ivres d’un silencieux remords.

Leur repas bref est terminé :
L’homme saisit une guitare
Et joue des airs mélancoliques
En attendant que la nuit tombe.

Mais le soir un spectacle d’or
Fleurit sur la place publique
Et fait trembler jusqu’aux étoiles
Dans les sidéraux interstices.

(Maurice Fombeure)

 

Une Réponse vers “Bohémiens, Hellequins, Roulottiers (Maurice Fombeure)”

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