Arbrealettres

Poésie

Le Feu (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2015



Le Feu

Les flammes prennent dans ton regard
Les formes et les couleurs des images
Et deviennent des coquelicots incandescents
Dans un champ de céréales
Un parterre de roses brûlantes
Des chevelures rousses comme des sables ardents

Pelage fauve
Le feu brandit ses griffes
La fumée orne le toit d’un plumet
Qui épouse le souffle du vent

Quand le feu s’éteint
Il couve encore sous la cendre
Mon cœur calciné

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

5 Réponses to “Le Feu (Jean-Baptiste Besnard)”

  1. Lara said

    les ravages du feu..

    • arbrealettres said

      Incandescence… comme dirait Emily (Dickinson) brle-pourpoint! lol!

      Ch 🙂 Blog de Posie:https://arbrealettres.wordpress.com Index: http://pagesperso-orange.fr/coolcookie/poesie/index.html

      ________________________________

      • Besnard Jean-Baptiste said

        Effectivement, le feu peut provoquer des ravages. Aussi, il ne faut pas laisser les enfants et les poètes jouer avec lui.
        1
        Les oiseaux affamés dépècent le ciel
        Des larmes de givre se figent sur les vitres
        Le froid tombe sur la maison frileuse
        Tout le village grelotte
        Alors que dans l’âtre
        Le feu tente
        De réchauffer un impossible amour.
        2
        Le ciel n’étant plus bleu
        J’allumai un bon feu.
        Un rayon de soleil
        Rouge et jaune et vermeil
        M’a servi d’allumette.

        J’y brûle amulettes,
        Sortilèges, gris-gris,Nuits tristes et jours gris
        Et matins d’amertume
        Dans leurs voiles de brume

        Je réchauffe l’hiver
        Pour ouvrir ma fenêtre
        Au bourgeon encor vert
        D’un printemps qui va naître
        Avec des vols d’oiseaux
        Effleurant les roseaux.

        Je me chauffe les mains
        Que le froid des chemins
        Gela, avec l’espoir
        De voir mûrir les fruits
        Quand se drape de soir
        La chaumière, sans bruit. 1952

  2. […] Source : Le Feu (Jean-Baptiste Besnard) […]

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