Arbrealettres

Poésie

LIVIA (Jean-Dominique Rey)

Posted by arbrealettres sur 25 décembre 2015



LIVIA

Sous la porte du vide
une horloge fausse
ronge le temps
stoppé

d’où vient ce nom
inscrit au fond des tasses
est-ce une pluie
sur les frontières
une enclave du désir
où vient roder
l’enfance
un cadran
attisant
le feu sur la montagne
une sibylle sourde
qu’un rien
souffle
et disperse

j’habite une gare
dont les trains ne partent plus
un visage
dont le regard m’est absent
une rivière
qui n’a plus cours ni rêve

Face
coupée en deux
comme un écho

visage
d’agate
gravée dans l’eau

nul ne sait
si ton regard brûle
ou se tait

si ta main rôde
ou refuse
l’ombre pourpre du désert

(Jean-Dominique Rey)

 

 

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :