Arbrealettres

Poésie

Rien ne m’est plus que ta présence (Gustave Kahn)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2015



Rien ne m’est plus que ta présence
et les courbes souveraines de ta face
et les portiques de ta voix ;
Rien ne m’est plus que ton attente.

La halte inutile du temps ;
avant le frisson qui m’attend
et le charme de mes mains sur tes seins
Rien ne m’est plus que ta présence

De tes beaux yeux la paix descend comme un grand soir
et des pans de tentes lentes descendent gemmées de pierreries
tissés de rais lointains et de lunes inconnues
des jardins enchantés fleurissent à ma poitrine
cependant que mon rêve se clôt entre tes doigts
à ta voix de péri la lente incantation fleurit
imprégné d’antérieurs parfums inconnus
mon être grisé s’apaise à ta poitrine
et mes passés s’en vont défaillir à tes doigts.

Aux terres désertes du bonheur, nous demeurerons immobiles
les regards enfouis dans nos yeux : dans Vile
Vile imprévue, sans rade, sans mer et sans abords.
Au temple de ton geste mes vœux annelés d’or
baignés dans l’infini des yeux las de l’idole
rêveront des blancheurs des pourpres et des hyperboles
pour dire l’oraison de ton repos dans notre soir.

(Gustave Kahn)

Illustration: Fabienne Contat

 

Une Réponse to “Rien ne m’est plus que ta présence (Gustave Kahn)”

  1. […] Source : Rien ne m’est plus que ta présence (Gustave Kahn) […]

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