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Poésie

Archive for 5 janvier 2016

J’ai la forme de ton absence (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016


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J’ai la forme de ton absence,
j’attends ton souffle dans mes membres,
oh! tu fourmilles de soleils!
mais ne reviens que pour ne plus t’enfuir.

(René Daumal)

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Je suis seul à mourir (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016


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Je vous parle sans passion
blanc, noir, blanc, noir, clac,
et c’est mon éternel cri de mourant,
ce cri blanc, ce trou noir…
Oh! Vous n’entendez pas,
vous n’existez pas,
je suis seul à mourir.

(René Daumal)

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Plaçant ton oeil suprême (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016


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Plaçant ton oeil suprême au zénith, regarde,
prononçant au zénith ton JE suprême:
jaillie de la pure vision, la lumière brille.
Elle brille de l’Evidence Absurde, de la certitude douloureuse
cherchant le mot si clairement introuvable,
si simplement ineffable,
cherchant la Parole
une qui proclame
l’Evidence absurde.

(René Daumal)

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L’Oeil de tes yeux (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016


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L’Oeil de tes yeux,
ce Point puissant de toute étendue,
c’est la Porte.

(René Daumal)

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Veuillez vous rappeler (Charles Péguy)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016




Quand nous aurons joué nos derniers personnages,
Quand nous aurons posé la cape et le manteau,
Quand nous aurons jeté le masque et le couteau,
Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages.

(Charles Péguy)

Illustration

 

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Absurde d’être inclus dans une infime des innombrables bulles (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016



Absurde d’être inclus dans une infime des innombrables bulles
– provoquées, évoquées, projetées –
un NON se prononce JE
et JE regarde:
JE suis la cause de Tout ceci, si je suis NON,
JE suis le connaisseur de Tout ceci, si je suis NON,
JE suis l’amant de Tout ceci, si je suis NON.
Absurde d’être mais de n’être pas NON,
absurde liberté,absurde vérité, absurde amour
l’étant – ne l’étant pas –
je le deviens.

(René Daumal)

Illustration: François Knopf

 

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Ne cesse pas de reculer derrière toi-même (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016



Ne cesse pas de reculer derrière toi-même.
Et de là contemple:
Le pur NON que l’on salit de noms de dieux
vit bouillonner le monde en robe de bulles:
il projeta, il évoqua, il provoqua cette nature,
il vit, il connut cette nature,
il aima cette nature.
Ici la folie garde toujours le secret
sur le Renversement du Mystère.

(René Daumal)

Illustration

 

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Recule encore derrière toi-même et ris (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016



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Recule encore derrière toi-même et ris:
Le NON est prononcé sur ton rire.
Le Rire est prononcé sur ton NON.
Renie ton Nom, ris de ton NON.

(René Daumal)

 

 

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Le coeur est resté pur (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016




Le coeur est resté pur comme un vol d’hirondelle au ras des vagues matinales
et l’entaille dont j’ai griffé la poitrine de l’Interdit
s’est mise à la couleur belle de ta nativité.

(Jacques Rabemananjara)

Illustration: Hokusaï

 

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Intermèdes (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016



Intermèdes

Je rêve d’une vierge au profil de mystère
Dont les yeux inconnus neigent de bleus regrets.
Et, fleur de sang penchée au puits de mon parterre,
Ses lèvres écloront de sanglotants secrets.

Elle m’aura bercé comme un frère distrait
Dont le songe d’azur se fane sur la terre.
Mon cœur, jusqu’à la mort, aura gardé ses traits
Dans un rayonnement de beauté solitaire.

Elle m’aura caché dans sa virginité.
Et, sous les lourds manteaux des candeurs et des flammes
]’aurais vécu mille ans avec sérénité.

Quelquefois seulement, j’entendrai de ses blâmes,
Quand elle aura compris que, trop longtemps, mon âme
S’attarde sur ses seins pressant l’Eternité…

(Jacques Rabemananjara)


Illustration: Théodore Chassériau

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