Arbrealettres

Poésie

C’est parce que tu fuis (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2016



C’est parce que tu fuis la nuit que la nuit se dérobe à toi.

C’est parce que tu cherches refuge dans les clartés de l’irréel
que t’est devenue imperceptible la lumière secrète des choses.

Tu ne vois les corps que dans la clarté unique du soleil.
Dans la brûlure sacrificielle du dieu.

Accepte l’obscurité,
et toutes choses soudain s’illuminent comme de l’intérieur.

(Gérard Pfister)

 

 

2 Réponses vers “C’est parce que tu fuis (Gérard Pfister)”

  1. J’aime bien ce poème, surtout la fin :
    « Accepte l’obscurité,
    et toutes choses soudain s’illuminent comme de l’intérieur. »

    C’est un peu ce que disent les bouddhistes, il faut accepter les choses pour qu’elles perdent leur pouvoir. C’est en luttant contre les choses (c’est à dire quand on ne les accepte pas)
    qu’on leur donne un pouvoir, une force..
    Mais sans chercher dans le bouddhisme, dans les évangiles on peut lire « moi, je vous dis de ne pas résister au méchant »
    Ne pas résister, c’est accepter. Accepter l’obscurité.

    • arbrealettres said

      Difficile de vraiment intégrer ce « laisser agir » dans notre vie quotidienne
      et pourtant… un peu un judo de l’esprit: ne pas s’opposer à la Force
      mais la « conduire »…

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