Arbrealettres

Poésie

CES HEURES-LÀ (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2016



CES HEURES-LÀ

Ces heures-là nous furent bonnes,
Comme des soeurs apitoyées;
Heures douces et monotones,
Pâles et de brumes noyées,
Avec leurs pâles voiles de nonnes.

Ne valaient-ils donc pas nos rires,
Ces sourires sans amertumes
Vers le lourd passé dont nous fûmes?
Ah! chère, il est des heures pires
Que ces heures aux voiles de brumes.

Elles passaient en souriant
— Comme des nonnes vont priant —
De lueurs opalines baignées,
Les douces heures résignées.

Va, nos âmes sont encor soeurs
Des heures de l’automne grises,
Dont la pénombre dans nos coeurs
Estompait les vieilles méprises
Et nous ne voyions plus nos pleurs.

(Francis Vielé-Griffin)

 

 

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