Arbrealettres

Poésie

AURORE (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2016



AURORE

Claire et pâle, l’aube éclose
Aux plis des collines luit et pose
Son frêle baiser de chose en chose
— Claire et pâle de chose en chose —
L’aube est pâle comme une qui n’ose;
Alors on a dit: le jour a peur
Qu’il envoie une telle avant-courrière;
Il hésite et s’attarde en arrière;
Car on ne sait ni qui vit ni qui meurt;
Le jour a peur…

Mais elle a rougi de honte rose,
L’Aurore, comme une qui craint mais qui ose,
Et, redressant sa svelte taille,
Elle a repoussé le double vantail:
Et, derrière elle, cédant sous l’effort,
Le voile onde et se rompt:
La troupe des nymphes claires plonge et vire,
Sur un seul front,
Du sud au nord,
Poussant tout l’horizon:

Le soleil jaillit comme un chant de lyre!

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration

 

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