Arbrealettres

Poésie

Chloris (Henri de Régnier)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2016



Madeleine Lemaire 027

Chloris, aux bras de son amant, nue, est pareille
À ces Nymphes que peint Fragonard ou Bouoher,
Qui, fuyant le Satyre ou le divin Archer,
Montrent un frais contour à l’oeil qui s’émerveille…

Chloris est nue. Alors il lui parle à l’oreille.
Elle rit. Elle sent un corps se rapprocher
Du sien, et dans sa chair délicate au toucher
Délicieusement la volupté s’éveille.

Chloris aux yeux charmants est ardente au plaisir ;
Elle aime tour à tour et selon son désir
L’étreinte vigoureuse ou la longue caresse ;

Mais si, parfois, Chloris préfère d’autres jeux,
Elle est son propre amant et sa propre maîtresse,
Se contente elle-même, et laisse faire aux Dieux !

(Henri de Régnier)

Illustration: Madeleine Lemaire

 

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