Arbrealettres

Poésie

Les phalènes de tes doigts (Jean Orizet)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2016




Les phalènes de tes doigts
venaient mourir à ma paume
chair en lisière de la nuit
tes yeux masquant toutes forêts

Quand l’imparfait barrage de nos lèvres
fit dévier vers quelle étrange source ? —
ce que nous avions nommé : ligne de partage des joies

Nous reprîmes alors la descente,
silencieux mais plus attentifs,
et je crus entrevoir mi autre visage de nous-mêmes
au front de sable à midi,
mitraillé de lumière
immuable sous sa propre usure
Beau.

(Jean Orizet)

 

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