Arbrealettres

Poésie

Elle passe des heures émues appuyée à sa fenêtre (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2016



Elle passe des heures émues
appuyée à sa fenêtre,
tout au bord de son être,
distraite et tendue.

Comme les lévriers en
se couchant leurs pattes disposent,
son instinct de rêve surprend
et règle ces belles choses

que sont ses mains bien placées.
C’est par là que le reste s’enrôle.
Ni les bras, ni les seins, ni l’épaule,
ni elle-même ne disent : assez!

*

Sanglot, sanglot, pur sanglot!
Fenêtre, où nul ne s’appuie!
Inconsolable enclos,
plein de ma pluie!

C’est le trop tard, le trop tôt
qui de tes formes décident :
tu les habilles, rideau,
robe du vide!

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Rinat Animaev

 

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