Arbrealettres

Poésie

LA SOIF (Jacques Dupin)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2016



 

LA SOIF

J’appelle l’éboulement
(Dans sa clarté tu es nue)
Et la dislocation du livre
Parmi l’arrachement des pierres.

Je dors pour que le sang qui manque à ton supplice,
Lutte avec les arômes, les genêts, le torrent
De ma montagne ennemie.

Je marche interminablement.
Je marche pour altérer quelque chose de pur,
Cet oiseau aveugle à mon poing
Ou ce trop clair visage entrevu
A distance d’un jet de pierres.

J’écris pour enfouir mon or,
Pour fermer tes yeux.

(Jacques Dupin)

Illustration: Guy Baron

 

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